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Écoles, vacances, contrôle du pass… : retour sur la prise de parole de Jean Castex

Publié le

par Astrid Van Laer

© Capture d’écran TF1

Le Premier ministre a détaillé la stratégie voulue par le gouvernement pour les semaines à venir.

Alors que le pass sanitaire est entré aujourd'hui en vigueur dans les lieux de culture, de loisirs et les établissements sportifs, Jean Castex était l'invité du journal de 13 heures sur TF1, au sortir du Conseil de défense qui s'est déroulé ce matin. En premier lieu, le Premier ministre a déclaré : "On est dans la quatrième vague."

"Ce fameux variant Delta, il est là. Il est bien là", a-t-il alors dit, assurant qu’il était "beaucoup plus contagieux". Il a ensuite affirmé que 96 % des 18 000 nouveaux cas n’étaient pas vaccinés. "Nous devons réagir", a-t-il lancé.

Et le chef du gouvernement a expliqué que, lors du Conseil de défense, les "grands axes" qui avaient déjà été annoncés "ont été confirmés", citant : la vaccination, le pass sanitaire ou la saisine du Parlement en session extraordinaire, dont il a par ailleurs indiqué qu’il espérait un vote d’ici à la fin de semaine.

Jean Castex a ensuite annoncé que le Conseil constitutionnel serait saisi une fois que le texte aura été voté. Pour une promulgation "[qu'il] espère au début du mois d’août", a-t-il intimé. Avant de lancer : "Dans l’intervalle, il n’est pas question de rester sans agir", rappelant que les préfets pouvaient prendre des décisions territoriales "pour faire face à la situation" et éviter "des mesures fortes".

Ces mesures de freinage peuvent par exemple être le port du masque généralisé dans un département ou la fermeture d’établissements tels que les restaurants à partir de 23 heures, a-t-il précisé. "L’objectif est de déployer le pass sanitaire et de renforcer la vaccination", a encore martelé le chef du gouvernement.

"Viendra le temps des sanctions"

Interrogé par Jacques Legros sur les risques qui pèsent sur les vacances réservées par de nombreux Français, Jean Castex a botté en touche : "Je ne peux pas vous faire de réponse catégorique."

En outre, il a annoncé qu’en septembre, le gouvernement allait "mettre le paquet dans les collèges et les lycées" pour vacciner les jeunes âgés de 12 à 17 ans, et ce à l’intérieur même de leurs établissements. Interrogé sur la possibilité d’imposer le pass sanitaire aux lycéens et collégiens dans les établissements scolaires à la rentrée, Jean Castex a indiqué que cette contrainte n’était pas envisagée.

Quant aux boîtes de nuit, il a tenu à rappeler que les deux tiers d’entre elles n’avaient "pas rouvert". Pour les autres, il a indiqué qu’elles se trouvaient "sous surveillance et vigilance fortes". "Les boîtes de nuit ont mis en place le pass sanitaire. Nous surveillons ça de très près, l’effectivité de toutes ces mesures."

En ce qui concerne les tenanciers de bars et restaurants qui avaient fait connaître leur opposition au contrôle systématique du pass sanitaire à l’entrée de leurs établissements, Jean Castex a rétorqué :

"Ce qui a été décidé, c’est qu’on va désormais faire peser sur les responsables de ces établissements, comme les restaurateurs et les cafetiers, la vérification que la personne a bien son pass sanitaire. [...]

En revanche tout ce qui a trait à l’identité de la personne, ce seront les contrôles de deuxième niveau."

Ces derniers seront effectués par des forces de sécurité et seront "aléatoires", a-t-il précisé. Y aura-t-il une période d’indulgence ? A priori oui, pendant une semaine. Pour Jean Castex, "le temps est à la pédagogie" ; il a ajouté : "Après viendra le temps des sanctions." 

"Précipitez-vous"

Invité à s’adresser aux milliers de Français qui ont manifesté dans les rues de l’Hexagone samedi pour dénoncer une "dictature sanitaire" et qui ont été qualifiés par le Premier ministre de "récalcitrants", Jean Castex a affirmé : "Nous ferons tout pour les convaincre". Il a toutefois précisé : "Nous serons intraitables avec ceux qui au nom de leurs idées mettent le feu à des centres de vaccination ou font des comparaisons avec l’étoile jaune […]."

Le chef du gouvernement a ensuite exhorté les 3 millions de Français de plus de 50 ans ayant des comorbidités et n’étant pas vaccinés à le faire : "Je leur lance un appel, précipitez-vous." Avant d’annoncer que les personnes vaccinées ne seraient plus cas contacts, se justifiant ainsi : "C’est le même message y compris à l’égard des hésitants : la vaccination, ça marche."

Quant à la possibilité de soumettre à l’avenir — à l'instar des soignants — d'autres corps de métiers comme les professeurs à l’obligation vaccinale, il ne l'a ni balayée d’un revers de main, ni introduite. Là encore, Jean Castex a déclaré : "Je pense que notre priorité, c’est de convaincre."

Enfin, invité à réagir au scandale Pegasus, Jean Castex a simplement répondu que "toute une série d’investigations étaient en cours" et qu'"il serait irresponsable de notre part de dire des choses tant que nous ne savons pas exactement ce qu’il en est."

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