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Dessin représentant Danièle Obono en esclave : la députée a déposé plainte

Publié le

par Astrid Van Laer

Danièle Obono © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

 "Ce n'est pas que moi qui ai été injuriée par cet article raciste mais aussi les millions de citoyens que je représente."

On apprenait hier que le procureur de Paris, Rémy Heitz, avait ouvert une enquête préliminaire pour "injures à caractère raciste" après la publication dans Valeurs actuelles de dessins présentant la députée Danièle Obono en esclave, collier en fer autour du cou.

Aujourd’hui, la principale intéressée a fait savoir qu’elle déposait plainte contre le journal, expliquant :

"J’ai décidé de porter plainte contre l’injure raciste faite à toutes les personnes qui me disent quand elles me voient qu’elles se voient, s’identifient à ce que je représente, et en sont fières."

Et de préciser : "Ce sont tous les messages de soutien reçus qui m’y ont encouragée", avant d’ajouter : "Ce n’est pas que moi qui ai été injuriée par cet article raciste mais aussi les millions de citoyen·ne·s que je représente en tant que députée de nation."

Dès ce matin, interrogée sur BFM TV, l’élue avait expliqué : "Je pense que le but de cette attaque qui est une attaque politique, c’est de concentrer tous les fantasmes de l’extrême droite autour du grand remplacement et de la ré-émigration." Elle avait également indiqué qu’elle espérait que cela permettrait de connaître l’identité de la personne à l’origine du dessin polémique publié anonymement.

"Une merde raciste dans un torchon"

Vendredi dernier déjà, l’élue de La France insoumise avait fustigé une "merde raciste dans un torchon", ajoutant "l’extrême droite, odieuse, bête et cruelle. Bref, égale à elle-même".

Face aux nombreuses réactions indignées de personnalités politiques multiples, allant de Jean-Luc Mélenchon à Jean Castex, Valeurs actuelles avait publié un communiqué de presse samedi dernier dans lequel la direction de l’hebdomadaire écrivait :

"Si nous contestons fermement les accusations dont nos contempteurs nous accablent, nous avons suffisamment de clairvoyance pour comprendre que la principale intéressée, madame Danièle Obono, ait pu se sentir personnellement blessée par cette fiction. Nous le regrettons et lui présentons nos excuses."

Pour l’heure, le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, Geoffroy Lejeune, a été évincé de la chaîne d’information LCI, rapportait Le Monde hier.

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