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Déconfinement, commerces, Noël, vaccin... : ce qu'a annoncé Emmanuel Macron

Publié le

par Astrid Van Laer

Capture écran © Facebook Emmanuel Macron

Pas de réouverture des restaurants avant la mi-janvier. Quant à la vaccination, elle ne sera pas obligatoire.

Alors que le chiffre de 50 000 décès dus au Covid-19 a été atteint aujourd’hui dans l’Hexagone, le chef de l’État a pris la parole ce mardi à 20 heures depuis l’Élysée pour détailler la stratégie de l’exécutif concernant le déconfinement à venir.

"L’épidémie a fortement reculé", s’est en premier lieu réjoui Emmanuel Macron, annonçant que "le pic de la seconde vague de l’épidémie [était] passé". Après s’être réjoui : "nous redoutions des chiffres bien pires encore et nous les avons évités", clamant : "vos efforts ont payé". Il a déclaré qu'"il [fallait] se préparer à faire face aux conséquences de long terme" de ce virus, citant les conséquences économiques de celui-ci mais pas seulement.

Fait plutôt rare, le président a souligné qu’il allait falloir "prendre en compte les conséquences psychologiques de la pandémie et de ce confinement" et "redoubler de vigilance pour prévenir et répondre aux violences faites aux femmes et aux enfants".

"Il nous faut poursuivre nos efforts", a-t-il dit, listant une série d’objectifs. Parmi eux : "sauver des vies au maximum, maîtriser l’épidémie tout en prenant en compte nos autres malades, notre économie, la culture, le sport, notre art de vivre". Des plans spécifiques seront mis en place pour l’outre-mer à ce sujet, a annoncé le chef de l’État.

"On pourra passer Noël en famille"

Emmanuel Macron a alors dressé un calendrier afin d'"esquisser des perspectives". La prochaine étape de ce calendrier aura lieu le samedi 28 novembre au matin. À cette date, il a parlé d’un "confinement adapté" et d’un système d’attestation qui "resteront en vigueur". En outre, il faudra toujours télétravailler quand cela est possible.

Toutefois, à compter du samedi 28 novembre au matin : les déplacements pour motif de promenade et activités physiques seront possibles dans un rayon de 20 kilomètres autour de son domicile, contre le kilomètre actuel autorisé, et pour une durée de 3 heures. Les offices dans les lieux de culte seront à nouveau permis pour 30 personnes maximum.

Les activités extrascolaires seront à nouveau permises mais surtout : tous les commerces pourront rouvrir jusqu’à 21 heures et les services à domicile pourront reprendre, le tout "dans le cadre d’un protocole sanitaire strict", a-t-il prévenu. Cette annonce concerne également les librairies, bibliothèques et archives.

Le second palier aura lieu le 15 décembre. Si le nombre de contaminations journalières demeure inférieur à 5 000, il s’agira d’un "nouveau cap", a-t-il dit, expliquant : "le confinement pourra être levé". Alors, "on pourra passer Noël en famille mais il faudra limiter les déplacements inutiles". "Souffler et se retrouver oui, mais il ne s’agira pas à coup sûr de vacances de Noël comme les autres", a-t-il prévenu.

Une tolérance pour les 24 et 31 décembre

Bonne nouvelle : les salles de cinéma, les théâtres, les musées "pourront reprendre leur activité". Un "système d’horodatage permettra d’organiser les représentations en fin de journée", a-t-il fait savoir, avant d’assurer son "soutien" à tous les acteurs de la culture. "Nous avons besoin d’eux", a-t-il dit.

Toutefois, "les grands rassemblements et événements festifs dans salles allouées seront interdits". Quant aux parcs d’attractions, bars, restaurants et discothèques : ils ne pourront rouvrir à cette date, a-t-il annoncé.

En ce qui concerne les stations de sports d’hiver : les décisions seront "finalisées prochainement", a-t-il dit. Mais Emmanuel Macron a d’ores et déjà annoncé qu’il était "impossible d’envisager une ouverture pour les fêtes" et qu’il serait "préférable" de l’envisager plutôt courant janvier.

La logique est la suivante, a-t-il dit : "limiter toutes les activités qui multiplient les rassemblements". Un couvre-feu de 21 heures à 7 heures du matin sera donc mis en place, a-t-il donc annoncé. Une tolérance sera toutefois observée pour les 24 et 31 décembre mais les rassemblements sur la voie publique seront toujours interdits. Le chef de l’État a également incité à "limiter au maximum" les réunions privées.

Troisième étape : le 20 janvier. À cette date, il y aura, a-t-il dit, un "recul suffisant au retour des fêtes de fin d’année", ajoutant : "nous pourrons alors prendre si cela est possible de nouvelles décisions d’ouverture". Il a ainsi évoqué la réouverture des salles de sport et des restaurants ainsi que la levée du couvre-feu si le nombre de contaminations est inférieur à 5 000 cas par jour. Les universités pourraient alors elles aussi reprendre, avec une présence physique des élèves dans les facultés.

"Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire"

L’objectif affiché : "tout faire pour éviter une 3e vague et un 3e confinement". Emmanuel Macron a alors évoqué "l’esprit de responsabilité de tous", ainsi qu’une amélioration de la gestion des tests par l’État : "début janvier, aucun test ne devra mettre plus de 24 heures entre la demande de test et le résultat", a-t-il promis. Le président a également incité les Français à télécharger l’application TousAntiCovid et a indiqué qu’un isolement plus contraignant serait mis à l’œuvre concernant les personnes atteintes par le virus.

En outre, il a évoqué la disponibilité des vaccins dès fin décembre, début janvier. On a "sécurisé le nombre de doses", a-t-il dit. "Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire", a promis Emmanuel Macron mais une campagne de vaccination "rapide et massive" sera mise en place.

"Le retour à la normale ne sera donc pas pour demain mais nous pouvons maîtriser l’épidémie dans la durée", a-t-il ensuite dit, avant d’évoquer la crise économique "que nous vivons et qui va vraisemblablement s’aggraver".

"En plus des dispositifs déjà existants, tous les établissements qui resteront fermés administrativement se verront verser, quelle que soit leur taille, 20 % de leur chiffre d’affaires en 2019 si cette option est meilleure pour eux que les 10 000 euros du fonds de solidarité", a-t-il ajouté. Extras et saisonniers, précaires qui ne retrouvent plus d’emploi, jeunes et étudiants "trouveront une réponse exceptionnelle à leur situation", a-t-il aussi promis.

"Nous ne sommes pas au bout", a-t-il enfin conclu.

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