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Crop top à l’école : Emmanuel Macron défend une "tenue décente"

Publié le

par Clothilde Bru

© Manuela Pickart / EyeEm/Crop top

Revoilà une polémique qu’on était bien contents d’avoir remisée au placard.

On pensait le débat sur le crop top mort et enterré. C’était sans compter l’interview d’Emmanuel Macron à paraître ce vendredi 2 juillet dans Elle. "Féminicides, égalité, première dame, crop top : Macron répond", titre le mensuel féminin, qui a d’ores et déjà publié l’entretien sur son site pour ses abonné·e·s.

Interrogé spécifiquement sur le port du crop top à l’école, le président de la République répond :

"À l’école, je suis plutôt 'tenue décente exigée', aussi bien pour les filles que pour les garçons. Tout ce qui vous renvoie à une identité, une volonté de choquer ou d’exister n’a pas sa place à l’école. On peut tenir compte de la part de fantaisie d’un ado et tenir bon sur certains principes." 

Et voilà le petit haut court à nouveau désavoué. En septembre dernier, c’était son ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui mettait le feu aux poudres en déclarant :

"L’école n’est pas un lieu comme les autres, ce n’est pas comme si vous allez à la plage ou en boîte de nuit. Chacun peut comprendre qu’on vient à l’école habillé d’une façon républicaine." 

Nombreux avaient été les internautes à reprendre et railler l’idée même d’une tenue "républicaine".

Une polémique saisonnière

À l’origine de cette querelle de l’entre-deux confinements, un hashtag #lundi14septembre partagé des dizaines de milliers de fois, lancé comme un appel à venir habillé avec des vêtements jugés "provocants" ou "indécents".

Crop tops, décolletés et autres jeans déchirés ont été portés ce fameux lundi 14 septembre 2020, comme un étendard pour lutter contre les discriminations sexistes et dénoncer les règlements vestimentaires qui visent la majorité du temps les femmes.

Parallèlement, au Canada, des élèves de plusieurs écoles secondaires (accueillant des ados de 12 à 16 ans) choisissaient de se rendre en cours en jupe, également pour dénoncer les codes vestimentaires sexistes. Nous avions pu rencontrer certains d’entre eux :

En ce jeudi 1er juillet, comme en septembre dernier, la prise de position du président a suscité de nombreux commentaires sur Twitter, nous évoquant un air de déjà-vu.

D’autres internautes n’ont pas manqué de faire remarquer que le président ne condamne pas clairement la tenue en question.

Quel que soit le message envoyé par cette déclaration, il est important de rappeler que la tenue ne justifie en rien le moindre geste ou commentaire déplacé.