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Covid-19 : la circulation du virus "inquiète" Olivier Véran

Publié le

par Astrid Van Laer

Olivier Véran, le 17 juillet 2020. © Bertrand GUAY / AFP

Le ministre a néanmoins affirmé que nous étions "très loin" d'une deuxième vague.

Alors que les appels à poursuivre la vigilance se poursuivent et que le port du masque est devenu obligatoire dans tous les lieux publics clos ce lundi, le ministre de la Santé a fait un point sur la situation sanitaire dans l’Hexagone.

Invité de France Info ce matin, Olivier Véran s’est voulu quelque peu rassurant en estimant qu'"à ce stade", nous étions "très loin" d’une deuxième vague épidémique, mais il a précisé : ''nous constatons une dynamique de circulation du virus qui nous inquiète''. Le ministre a expliqué :

"Nous suivons au quotidien, d’ailleurs heure par heure, un certain nombre d’indicateurs, ce que j’appelle des signaux qui peuvent être des signaux faibles de circulation du virus parmi lesquels il y a le facteur de reproduction du virus, [c’est-à-dire, ndlr] combien de personnes je vais contaminer en moyenne lorsque je suis malade […] et il y a des territoires dans lesquels ce facteur de reproduction a augmenté, il est supérieur à 1."

"C’est nécessairement inquiétant"

Avant de poursuivre : "ça veut dire qu’on est sur une pente croissante de circulation du virus, même si nous partons de taux qui sont bas. En volume, ce n’est pas énorme, par contre, en dynamique épidémique, dès lors que c’est en augmentation, c’est nécessairement inquiétant."

Deuxième indicateur pris en compte : les appels à SOS Médecins, au Samu ou aux urgences, a précisé le ministre. Sans oublier le taux de positivité des tests, a-t-il ajouté, évoquant notamment une alerte qui lui a été adressée à ce sujet concernant le Grand Est.

Selon lui, ces données doivent nécessairement "inquiéter les Français pour qu’ils puissent réagir". "Parce que ce sont les Français qui détiennent les clefs du combat contre le virus", a-t-il dit, évoquant l’application des gestes barrières. Ce matin, les autorités du Grand Est avaient elles aussi appelé à une grande vigilance : la préfète de la région, Josiane Chevalier, avait martelé : "un relâchement a été observé un peu partout. Le virus circule encore."

Quant à la directrice de l’agence régionale de santé Marie-Ange Desailly-Chanson, elle a exhorté la population à respecter la distanciation sociale et à "arrêter de s’embrasser", rappelant : "ne jouez pas à la roulette russe, cette maladie est dangereuse, vous pouvez vous retrouver en réanimation ou mourir même si vous êtes jeune".

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