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Covid-19 : extension du couvre-feu à une quarantaine de nouveaux départements

Publié le

par Clothilde Bru

© Ludovic Marin – AFP

Dès vendredi, 54 départements et un territoire d'outre-mer seront concernés par le couvre-feu.

Après les métropoles de Paris, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Rouen, Grenoble, Saint-Étienne, Montpellier et Toulouse, ce sont 38 départements et un territoire d’outre-mer, la Polynésie, qui devront se soumettre à un couvre-feu.

C’est ce qu’a annoncé le Premier ministre, Jean Castex, jeudi 22 octobre à 17 heures, en amont du point presse hebdomadaire du ministre de la Santé et des Solidarités Olivier Véran.

Le but de ce couvre-feu est de limiter les regroupements amicaux et familiaux alors que le pays est en pleine période de vacances de la Toussaint.

"La deuxième vague est là", a tranché le Premier ministre et elle progresse partout en Europe. Certains de nos voisins n’hésitent d’ailleurs pas à reconfiner leur population. 

C’est la progression de l’épidémie sur le territoire qui a poussé le gouvernement à prendre ses nouvelles mesures, qui entreront en vigueur vendredi à minuit, suivant les mêmes règles que dans les métropoles concernées depuis samedi dernier. Ce couvre-feu s’appliquera donc de 21 heures à 6 heures du matin pour six semaines.

46 millions de Français concernés

Dès ce "vendredi minuit", il concernera donc 46 millions de Français, sur 54 départements plus la Polynésie.

Ailleurs sur le territoire, il y a des mesures de restriction aussi, a rappelé le Premier ministre, comme pour ménager les frustrations. Jean Castex a rappelé que les potentiels bienfaits de ce couvre-feu ne seront visibles que dans une dizaine de jours.

Alors que dans certaines régions comme l’Île-de-France ou Auvergne-Rhône-Alpes les taux d’occupation en réanimation sont préoccupants, le Premier ministre a prévenu que "les semaines qui viennent seront dures", avant de féliciter les Français pour avoir observé jusqu’ici, la règle du couvre-feu.

Seules 4 777 verbalisations ont été comptabilisées dans les métropoles concernées.

"Il ne nous reste plus beaucoup de temps", a averti Jean Castex, avant de rappeler qu’il n’écartait pas la possibilité de se tourner vers des "mesures plus dures", sans toutefois mentionner directement un reconfinement. 

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