AccueilPlanète

Covid-19 : et sinon, il y a quand même eu cinq bonnes nouvelles cette semaine

Publié le

par Inès Roulaud

© Vitalii Popov / Getty Images

Et ça fait tout autant de mauvaises nouvelles pour ce fichu virus...

La septième semaine de reconfinement en France se termine doucement et, chez Konbini news, on tenait à partager des nouvelles positives avec vous.

20 espèces d’animaux et de végétaux inconnus découvertes par des scientifiques

En 2017, lors d’une expédition de deux semaines menées dans les montagnes boliviennes, des biologistes ont découvert 20 nouvelles espèces d’animaux et de végétaux. C’est lundi 14 décembre que ces scientifiques ont dévoilé les résultats de leur mission sur le site de l’ONG environnementale Conservation International.

Les 17 biologistes ont répertorié des nouveaux spécimens de serpents, de bambous, d’orchidées, mais encore de papillons. Parmi les espèces encore inconnues à ce jour, les scientifiques ont découvert une "grenouille lilliputienne". Elle est l’un des amphibiens les plus petits encore jamais référencés, mesurant seulement un 1 cm. Elle est très difficile à repérer car sa couleur est similaire à celles des branchages ou de la boue.

© STEFFEN REICHLE / Conservation International

Au total, 71 nouveaux spécimens avaient été répertoriés en 2019. On estime que 7 à 8 millions d’espèces végétales et animales peuplent notre Terre. La grande majorité d’entre elles n’ont pas encore été analysées scientifiquement.

Les chercheurs ont mis en ligne les photos de la mission couronnée de succès et trouvables ici.

Les Jeux olympiques de Paris 2024 seront paritaires et c’est historique

Le Comité international olympique (CIO) a validé lundi 7 décembre le programme sport des JO de Paris 2024. Quatre sports additionnels viennent d’être ajoutés : l’escalade, le surf, le breakdance et le skateboard. Le breakdance fera son entrée en 2024, tandis que l’escalade, le surf et le skateboard seront déjà présents à Tokyo en 2021. Cependant, le plus grand des exploits reste la parité.

Les Jeux olympiques de Paris 2024 seront les tout premiers à assurer une parité entre hommes et femmes. Rappelons-le : les JO ont été créés en 1896. Dans quatre ans, on devrait dénombrer autant d’athlètes hommes que femmes parmi les 10 500 qualifié·e·s.

Comme le rapporte le journal sportif L’Équipe, les femmes ont dû attendre les JO de Paris 1900 pour faire leur entrée a raison de 2 % de représentativité seulement. Près de 104 ans après, la boucle est bouclée.

Des épreuves mixtes seront également mises à l’honneur au sein de disciplines diverses : la voile, l’athlétisme, le slalom extrême, le kitesurf, le tir… La boxe se verra offrir une nouvelle catégorie de poids chez les femmes au détriment d’une catégorie homme.

Le CIO se félicite du fait que les Jeux olympiques de Paris 2024 seront les tout premiers jeux de l’histoire dont la parité sera respectée. À Tokyo, les femmes représenteront 48,8 % des athlètes qualifiés.

10 tigres ont été sauvés d’un dresseur dans l’Oise

Mercredi 16 décembre, 10 tigres ont été saisis par la justice dans le cadre d’une enquête pour "mauvais traitements" sur des animaux. Les tigres étaient enfermés toute l’année dans un camion-cage. L’enquête préliminaire a été ouverte "suite à une plainte de l’association One Voice relative à des faits de maltraitance animale, tenant notamment aux conditions inadaptées de détention et de garde des animaux", a indiqué la procureure de la République de Beauvais Caroline Tharot.

Les tigres saisis ont été "confiés à une association et conduits dans un autre département".

© One Voice

Victoire ! Le mariage pour tous approuvé par le Parlement suisse

Le Parlement suisse a approuvé ce vendredi 18 décembre le projet de loi autorisant les couples homosexuels à se marier. Le mariage civil pour tous a pour l’instant été adopté par les deux chambres du Parlement après de nombreuses années de procédures. Le projet initial avait été déposé en 2013 par le Parti vert’libéral. Cependant, le parti de l’Union démocratique fédérale (UDF), qui défend les valeurs chrétiennes, a déjà annoncé qu’il lancerait un référendum.

Le texte adopté permet enfin aux couples homosexuels de s’unir pour la vie. Jusqu’à présent, ils ne pouvaient que contracter des "partenariats enregistrés", ne leur donnant pas les mêmes droits qu’un mariage civil.

Dans un tweet publié sur son compte, Amnesty Suisse s’est réjoui : "C’est une victoire historique pour les droits de la communauté LGBTIQ."

De son côté, l’association Famille Arc-en-ciel qui défend les intérêts des familles homoparentales en Suisse a indiqué qu’elle se préparait au référendum annoncé par l’UDF.

La SNCF trouve une alternative au glyphosate

Grand soulagement à la SNCF qui cherchait depuis des années une alternative au glyphosate, dont elle est utilisatrice la plus importante pour désherber ses voies. Pour le groupe, désherber est un impératif de sécurité. La végétation avoisinant les voies de chemin de fer pourrait retenir de l’eau et donc déformer les rails de ses 30 000 km de lignes. Quant aux pistes longeant les voies, elles doivent être dégagées pour évacuer les voyageurs en cas de problème.

Depuis 2016, le groupe s’est lancé dans la recherche d’alternatives au produit toxique en vue de sa future interdiction. En effet, la SNCF utilise entre 35 et 48 tonnes de solution à base de glyphosate par an. Le nouveau produit reste un herbicide mais est composé à plus de 95 % d’acide pélargonique, un produit de biocontrôle (utilisant des produits naturels) et d’une molécule de synthèse de la famille des sulfonylurées.

Cependant, cette bonne nouvelle serait à modérer : d'après une Le Point, le remède pourrait être pire que le mal. D'après une enquête publiée le 19 décembre, l'acide pélargonique, bien que naturel, est un pesticide contrôlé nécessitant une autorisation de mise sur le marché. Selon l'ANSES, le produit pourrait provoquer des brûlures de peau, des irritations des yeux, voire de graves lésions oculaires. Et en plus, il serait plus dangereux pour l'environnement que le glysophate notamment pour les écosystèmes aquatiques.

Jean-Pierre Pujols, responsable de la maîtrise de la végétation chez SNCF Réseau, explique qu’il faudra passer deux fois par an de ce mélange avec des matériels plus spécifiques (occasionnant donc un surcoût). Par ailleurs, toujours selon Le Point, en plus de causer des dommages plus lourds, la molécule à laquelle est associé l'acide pélargonique serait connue pour rendre les mauvaises herbes plus résistantes. En effet, il est conseillé aux professionnels de ne pas épandre cette molécule en continu, dans l'idéal pas plus d'une fois tous les trois ans. D'après l'hebdomadaire, à cause de cette résistance développée par les mauvaises herbes, cette solution dite "miracle" ne le serait en réalité que pour trois ou quatre ans.

Alternative ou non, le glysophate lui, devrait voir sa fin en 2022.

À voir aussi sur news :