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Covid-19 : et sinon, il y a quand même eu cinq bonnes nouvelles cette semaine

Publié le

par Inès Roulaud

© Roc Canals / Getty Image

Et ça fait tout autant de mauvaises nouvelles pour ce fichu virus...

La cinquième semaine de reconfinement en France se termine doucement et, chez Konbini news, on tenait à partager des nouvelles positives avec vous.

Les baleines bleues sont de retour en Géorgie du Sud

Selon une étude publiée dans la revue Endangered Species Research, les baleines bleues font leur grand retour dans les eaux de Géorgie du Sud, au nord de l’Antarctique. Cette petite île du Royaume-Uni située au sud de l’océan Atlantique, à quelque 2 700 kilomètres de l’Argentine, ne compte qu’une cinquantaine d’habitants mais a cependant joué un rôle crucial dans la chasse à la baleine.

Dès le début du XXe siècle, la toute première station baleinière a vu le jour sur cette île. Entre 1904 et 1971, ce sont près de 42 698 baleines bleues qui ont été tuées, comme le rapporte le communiqué de presse du British Antarctic Survey. En 1967, la commission baleinière internationale (CBI) a décidé d’interdire la chasse de ces cétacés. Seulement, l’espèce avait déjà disparu de la région.

Grâce aux analyses réalisées par les chercheurs anglais du British Antarctic Survey, les baleines bleues font donc leur retour dans ces fonds marins, 53 ans après l’interdiction de la chasse. Aujourd’hui, la sous-espèce des baleines bleues de l’Antarctique est classée en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Le Parlement suisse adopte la PMA pour les couples lesbiens et le mariage pour tous

Mardi 1er décembre, le Conseil des États suisse a adopté, par 22 voix pour, 15 contre et 7 abstentions, le projet de mariage pour tous. Une longue bataille pour un projet de loi déposé par le Parti Vert’libéraux en 2013. Un débat qui divise les politiques du pays, notamment sur la question de la Constitution.

L’autre victoire est le projet d’adoption de la PMA pour les couples lesbiens. La nouvelle législation permettra aux couples de femmes de pouvoir se faire inséminer sur le territoire, au lieu de partir à l’étranger. Il reconnaîtra aussi l’épouse de la génitrice de l’enfant comme sa deuxième mère, évitant à celle-ci des démarches d’adoption comme en France.

Seulement, l’épouse de la génitrice ne sera reconnue comme mère que si l’enfant a été conçu via une banque de sperme suisse reconnue. Les banques "privées" ne seront, elles, pas éligibles au statut. Le projet de loi devra encore être étudié par le Conseil national. La décision sera donnée en fin d’année.

La "gardienne des abeilles" récompensée pour son combat contre Monsanto

Leydy Pech, une Indienne maya de 55 ans, paysanne et habitant dans la région du Yucatàn au Mexique, vient de recevoir le prestigieux prix Goldman pour l’environnement. Un prix décerné chaque année depuis 1989 à six défenseurs de l’environnement représentant six zones géographiques.

Leydy commence sa bataille judiciaire en 2011. Dans une interview accordée à BBC Mundo, l’apicultrice explique : "Quand j’ai commencé cette bataille, des entreprises et les autorités ont voulu me faire comprendre que je n’étais rien et que je n’arriverais à rien. Mais ça ne m’a pas paralysée, au contraire, j’ai cherché des appuis. Et je les ai trouvés dans l’unité du peuple maya." Il leur a fallu du temps pour comprendre ce qu’était le soja OGM planté par Monsanto, et comment il posait problème sur les autres activités agricoles.

Pour Leydy, ces OGM nuisent avant tout aux abeilles et à la biodiversité. C’est grâce à une étude universitaire mexicaine et un rapport des Nations unies que des analyses sont faites. Les deux rapports montrent que du soja OGM est présent dans le miel et que des traces de glyphosate sont détectées dans l’eau permettant l’irrigation.

Le collectif Sin Transgénicos (Sans OGM) dont fait partie Leydy introduit des recours juridiques contre la firme Monsanto. En 2015, le recours fait son entrée à la Cour suprême. Il estime que le gouvernement doit maintenant passer par les communautés mayas pour demander l’autorisation de planter du soja génétiquement modifié.

En 2017, l’autorité mexicaine de l’Alimentation et de l’Agriculture révoque les autorisations de la firme pour la culture du soja OGM dans sept États mexicains. Toutefois, le combat de la gardienne des abeilles n’est pas encore terminé : "L’entreprise continue à introduire des semences modifiées sur nos terres, et même dans notre village, certains continuent à semer et commercialiser du soja modifié dans une impunité totale et une violation du droit", dit-elle.

Le Royaume-Uni souhaite accélérer sa transition vers la neutralité carbone

C’est un nouvel objectif d’une ambition certaine pour la lutte contre le réchauffement climatique. Le Royaume-Uni a annoncé ce jeudi 3 décembre son intention de réduire de 68 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 et donc accélérer sa transition vers la neutralité carbone en 2 050. En 1990, le précédant objectif était de 53 %.

Cette annonce du Premier ministre britannique Boris Johnson intervient quelques jours avant le Sommet Action Climat, organisé par l’ONU et le Royaume-Uni, en vue des 5 ans de l’accord de Paris. "Il s’agit d’un effort mondial, c’est pourquoi le Royaume-Uni appelle les dirigeants du monde entier, dans le cadre du sommet sur les ambitions climatiques la semaine prochaine, à présenter leurs propres projets ambitieux pour réduire les émissions et fixer des objectifs de neutralité carbone", a-t-il annoncé hier soir.

En 2021 le Royaume-Uni doit également accueillir à Glasgow la grande conférence de l’ONU sur le climat : la COP 26. Le pays revendique l’objectif d’une réduction la plus rapide des gaz à effet de serre.

À Bordeaux, remplacer le bitume par des forêts, le pari de la municipalité

La municipalité écologiste fraîchement élue a décidé de remplacer petit à petit le bitume des places bordelaises par des micro-forêts pour faire baisser la température en ville. Le tout premier projet s’appelle la "placette Billaudel", comme la surnomment ses riverains.

C’était l’une des promesses de campagne de Pierre Hurmic, le nouveau maire écologiste. La municipalité ambitionne de lutter contre le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité. Météo France enregistre souvent, en période de canicule, un écart d’une dizaine de degrés entre la ville et les zones rurales. Le temps est donc précieux pour faire retomber au maximum la température.

"Le principe est simple : pour voir des effets bénéfiques, il faut une surface minimale de 100 m2. À Billaudel, on a plus du double. Ensuite, on y plante dix fois plus dense que dans une forêt classique. Des plants jeunes pour qu’ils soient pérennes. En créant une concurrence entre les différents végétaux, tout va pousser à vitesse grand V", explique Didier Jeanjean, adjoint en charge de la Nature en ville et des Quartiers apaisés de la ville de Bordeaux, à Libération.

Le projet de rénovation de la placette devrait débuter en janvier 2021, et une trentaine d’autres places ont été identifiées.

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