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Couvre-feu, restaurants, stations de ski : le point sur les annonces de Jean Castex

Publié le

par Astrid Van Laer

Capture écran © Facebook – Gouvernement

"La deuxième vague est toujours là", a assuré le Premier ministre.

Le chef du gouvernement Jean Castex a tenu une conférence de presse, ce jeudi à 18 heures, pour évoquer la stratégie vaccinale du gouvernement. Après avoir présenté ses vœux aux Français, le Premier ministre a assuré que "2021 serait l’année de l’espérance".

"Même si le virus circule légèrement moins en France que chez la plupart de nos voisins, le niveau de circulation reste élevé et a même tendance à progresser", a-t-il alors déclaré, évoquant un nombre de nouveaux cas quotidiens trois fois supérieur à l’objectif de 5 000 cas par jour que s’était fixé le gouvernement début décembre. Ce dernier s’est toutefois félicité des effets du confinement et du couvre-feu, survenus "au bon moment", selon lui.

"La situation sanitaire de notre pays n’est pas revenue à la normale", a averti Jean Castex, pointant du doigt une "pression sur notre système hospitalier". Un lit de réanimation sur deux est occupé par un malade du Covid, a-t-il aussi affirmé. Et le chef du gouvernement d’évoquer les situations dégradées dans l’est du pays, touché par des mesures spécifiques, tout comme certains territoires d’outre-mer.

Jean Castex a par ailleurs rappelé l’apparition des nouvelles souches variantes au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, annonçant alors que la frontière avec le territoire britannique demeurerait fermée. À ses côtés se tenait Olivier Véran. Le ministre de la Santé et des Solidarités a pour sa part expliqué être "inquiet" des variants sud-africain et anglais, et de leur contagiosité accrue.

Des clusters "à risque", un en Île-de-France et un en Bretagne, ont été identifiés, a-t-il aussi souligné, assurant que le variant était "traqué" partout et qu’une surveillance "accrue" était appliquée dans les écoles.

Les établissements fermés le resteront jusqu’à début février

"Nous prenons la menace de ces variants très au sérieux", a-t-il soutenu, laissant alors la parole à Jean Castex. "Il n’est donc pas question que nous baissions la garde", a-t-il assuré. Et de poursuivre : "la deuxième vague est toujours là […] nous devons retrouver une dynamique de baisse".

C’est alors que le Premier ministre a annoncé que tous les établissements et équipements qui sont aujourd’hui fermés "le resteront jusqu’à la fin du mois", citant entre autres les restaurants, cinémas, établissements de loisirs ou encore les théâtres, dont la réouverture n’est pas envisagée avant la mi-février a minima : "la situation sanitaire ne nous [le] permet malheureusement pas".

Et le Premier ministre d’annoncer la tenue d’un nouveau point le 20 janvier prochain pour évoquer une éventuelle reprise de l’activité en février. "Il en va de même du secteur sportif", a-t-il aussi souligné, citant également les remontées mécaniques des stations de ski. Avant d’assurer : "l’État continuera donc de les accompagner".

Le régime de couvre-feu à 20 heures (ou à 18 heures dans les territoires spécifiques concernés) est prolongé jusqu’au 20 janvier, a poursuivi le Premier ministre. L’extension du couvre-feu à partir de 18 heures dans 10 départements supplémentaires est aussi envisagée. "Des décisions seront prises d’ici demain soir", a-t-il complété, évoquant alors la possibilité de mettre en place des "mesures nationales supplémentaires", "si nous faisons le constat d’une nouvelle accélération du virus".

"Nous devons maintenir des mesures de freinage", a-t-il aussi martelé, se félicitant de la politique de gratuité des tests en France. Jean Castex a indiqué qu’une meilleure "vérification de l’efficacité de l’isolement des cas positifs et de leurs cas contacts" serait opérée, avant d’annoncer :

"À partir du 10 janvier, dès que vous avez des symptômes ou que vous êtes cas contact, il vous suffira de vous inscrire sur le site de l’Assurance maladie pour obtenir un arrêt de travail immédiat indemnisé sans jour de carence."

"Source d’espoir"

Le vaccin demeure la "principale source d’espoir pour sortir de cette crise", selon Jean Castex. "Oui, c’est vrai, notre programme a démarré plus lentement" que dans d’autres pays, a-t-il reconnu, mais il a expliqué que cela était dû aux "principes de la Haute Autorité de Santé" pour se justifier, évoquant les nombreuses critiques à l’égard de la lenteur de la campagne de vaccination française.

L’objectif du gouvernement est de vacciner en priorité les 15 millions de personnes dites "à risque", a-t-il expliqué. Le but est qu’un million de personnes soient vaccinées d’ici la fin du mois, a-t-il chiffré. Concernant les délais et le consentement à la vaccination, Jean Castex a jugé :

"Ce choix [de vacciner en priorité les publics, ndlr] des Ehpad explique très largement le démarrage très progressif des premiers jours. Chacun peut en effet entendre qu’on ne recueille pas le consentement d’une personne de 90 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer comme on le ferait pour un jeune de 20 ans."

Il a par la suite annoncé que la deuxième phase de la stratégie vaccinale du gouvernement avait été avancée, rappelant que tous les professionnels de santé de ville et d’hôpital de plus de 50 ans, les pompiers de plus de 50 ans et les aides à domicile de plus de 50 ans peuvent se faire vacciner depuis lundi.

Mais aussi que les personnes âgées de plus de 75 ans pourront se faire vacciner à partir du 18 janvier dans des centres de vaccination (qui seront au nombre de 600 sur tout le territoire à la fin janvier, a-t-il précisé). Des mesures déjà annoncées par Olivier Véran en début de semaine.

Ce dernier a repris la parole, appelant les Français à se faire vacciner. "Nous sauverons des vies et nous retrouverons la nôtre", a-t-il argué, laissant la place une nouvelle fois à Jean Castex qui a déclaré que la vaccination était la "priorité numéro 1" de son gouvernement.

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