Un quartier du Nord de la ville de Douma dévasté par les bombardements (c) Omran Al Doumani.

Comment aider, à notre échelle, les civils de la Ghouta en Syrie ?

Les bombardements et les combats ont causé la mort de plus 500 civils en une semaine, dans la banlieue est de Damas.

Un quartier du nord de la ville de Douma dévasté par les bombardements. (© Omran Al Doumani)

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Depuis plusieurs jours, des centaines d’habitants de la région de la Ghouta sont réfugiés sous terre pour se protéger des bombardements menés par le régime de Bachar Al-Assad, soutenu par les gouvernements russes et iraniens. Malgré la résolution appelant à une trêve d’un mois, votée samedi 24 février par le Conseil de sécurité des Nations unis, 17 civils ont encore péri ce lundi 26 février, comme le rapporte Le Figaro.
 

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Des indices indiquant des attaques chimiques viennent renforcer l’horreur de la situation dans cette enclave assiégée depuis 2013 aux portes de Damas. En arabe, Ghouta signifie terre luxuriante. Il ne reste aujourd’hui plus rien des vergers et des arbres fruitiers qui lui ont jadis, valu sa réputation.
 
C’est l’un des derniers bastions de résistance face au régime. La région était l’une des premières à se soulever pacifiquement en 2011. Depuis, elle est restée un symbole de la résistance syrienne. Le 18 février dernier, les forces du régime ont lancé une intense campagne aérienne contre ce territoire d’une centaine de kilomètres carrés.

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L’enclave rebelle aux portes de Damas "connaît désormais de graves pénuries de denrées alimentaires et de médicaments, exacerbées par les restrictions imposées par le gouvernement en octobre 2017", comme l’explique le Collectif de développement et secours syrien (CODSSY), qui regroupe plusieurs associations enregistrées en France et œuvrant pour la Syrie.
 

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Selon eux, il est possible d’agir à notre échelle pour venir en aide aux habitants de la Ghouta.

Envoyer des messages de solidarité

L’activisme sur les réseaux sociaux peut jouer un rôle clef pour faire pression sur les gouvernements. La page Facebook Save Ghouta permet de relayer les messages de soutien.

Faire des dons

Les habitants de la Ghouta orientale sont régulièrement soumis à des pénuries alimentaires et médicales. Depuis l’effondrement de certains bâtiments, les partenaires de CODSSY ont été contraints d’aménager les sous-sols en abris, où vivent quelque 600 personnes. La levée de fonds qui servait jusqu’alors à distribuer des paniers alimentaires sera désormais consacrée "à l’aide d’urgence et à l’aménagement et au renforcement des abris".

Selon l’organisation, les membres de l’équipe arrivent encore à sortir et acheter de la nourriture dans les quelques épiceries ouvertes lorsque les frappes sont moins importantes.

Manifester

Plusieurs rassemblements sont régulièrement organisés en soutien aux habitants de la Ghouta orientale. Pendant une semaine, des performances interactives seront aménagées dans plusieurs places publiques à Paris. Pour participer il suffit de s’inscrire sur la page Facebook (vous avez jusqu’au 28 février).

Tous les jours, place de la République à Paris, un groupe de personnes composé de Syriens et de Français se retrouve de 18 heures à 18 heures 30 pour demander l’application de la résolution du Conseil de sécurité.

Par rapport à un don direct, la portée d’une manifestation peut sembler minime. Pourtant ce mode d’engagement et les autres actions citoyennes qui peuvent en découler sont importants, pour faire évoluer les choses.

Contacter l’ambassade de Russie

Enfin, afin de renforcer la pression sur les gouvernements, le CODSSY recommande d’appeler les ambassades russes afin d’exiger l’arrêt des bombardements. Tous les numéros et adresses mails sont à retrouver sur The Syria Campaign.

 

Par Clothilde Bru, publié le 26/02/2018

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