© Ludovic Marin / AFP

Christophe Castaner rappelle qu'on ne part pas en vacances pendant le confinement

Le ministre a annoncé un renforcement des contrôles qui deviendront "très stricts", dès le week-end prochain.

À l’approche des vacances d’avril, qui débutent ce vendredi pour la zone C, le ministre de l’Intérieur a effectué un rappel à l’ordre : "On ne part pas en vacances pendant la période de confinement".

Christophe Castaner était interrogé sur LCI ce mercredi matin et la journaliste Élizabeth Martichoux, prenant l’exemple d’un père de famille qui jusqu’ici travaillait dans une ville loin de sa famille et dispose d’une semaine de congés, "imposés par son entreprise ou non", lui a demandé : "Est-ce qu’il peut rejoindre sa famille qui n’était pas là où il travaillait ? Y a-t-il des dérogations possibles ?"

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La réponse est sans appel : "Non, très concrètement, on ne part pas en vacances pendant la période de confinement". Idem pour un jeune homme de 20 ans qui souhaiterait rejoindre ses parents, autre exemple pris par la journaliste. Et le ministre d’arguer :

"Pendant la période de confinement, on doit rester confinés et je demande vraiment à celles et ceux qui envisageaient de se déplacer pendant les vacances de se rendre compte qu’à la fois ils s’exposent et exposent leurs proches […] mais aussi le territoire où ils se rendraient."

"Nous devons tenir pour nous protéger, pour protéger ceux qu’on aime et pour protéger nos personnels de santé", a-t-il ajouté.

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"Tout abus sera sanctionné"

Afin de s’assurer du respect de cette mesure de confinement pendant les vacances, le ministre a annoncé qu’il avait demandé mardi "aux préfets des zones touristiques de vérifier le niveau de location et d’occupation des Airbnb ou autres offres locatives".

Christophe Castaner a d’ores et déjà fait savoir que les contrôles "très stricts" seraient renforcés au départ des grandes villes "pour éviter, justement, qu’il y ait, comme si de rien n’était, des flux de vacanciers".

"Nous contrôlerons les départs en train et les départs en avion. Il y en aura peu et nous ferons aussi en sorte de contrôler les départs sur les routes, tout abus sera sanctionné", a-t-il ajouté, avant de préciser que "l’offre ferroviaire était réduite à 6 % de sa capacité habituelle".

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Le ministre a également fait savoir que, à ce jour, "5,8 millions de contrôles et 359 000 procès-verbaux ont été dressés sur les quinze premiers jours de mise en œuvre du confinement".

Par Astrid Van Laer, publié le 01/04/2020