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Assa Traoré reçoit un prix aux États-Unis pour son combat contre les violences policières

Publié le

par Hugo Coignard

Assa Traoré, le 25 avril 2019. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

"C'est une reconnaissance pour toutes les victimes", a déclaré la militante anti-raciste.

Assa Traoré, figure emblématique de la lutte contre les violences policières et le racisme depuis la mort de son frère Adama, a reçu dimanche aux États-Unis le prix BET Global Good.

"C'est une reconnaissance pour toutes les victimes, pour toutes les familles qui ne cessent de lutter pour la vérité et la justice", a-t-elle dit dans un message vidéo diffusé lors d'une cérémonie virtuelle de remise de prix.

Comparée à Angela Davis

Depuis la mort en juillet 2016 de son frère après son arrestation par des gendarmes à Beaumont-sur-Oise, dans la région parisienne, elle enchaîne manifestations, prises de parole, interviews. Épaulée par un solide "comité" d'une vingtaine de proches, elle réclame inlassablement "vérité et justice" pour Adama.

Elle se voit aujourd'hui comparée à une "Angela Davis" française, dans le sillage de la mort de George Floyd. L'enquête, toujours en cours, a viré à la bataille d'expertises, sans mise en cause des forces de l'ordre.

Rihanna salue son engagement

Si le "combat Adama" restait jusqu'ici plutôt limité aux sphères militantes, l'émotion planétaire suscitée par la mort de George Floyd lui a donné une autre ampleur.

George Floyd, Afro-Américain de 46 ans, a été tué par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai. L'autopsie a montré que c'est la pression exercée par les policiers sur son torse et son cou qui ont provoqué sa mort.

Avec son comité, Assa Traoré a rassemblé début juin des milliers de personnes dans la capitale et des centaines d'autres partout ailleurs en France.  

Le "combat" d'Assa a aussi franchi les frontières. Plusieurs journaux américains ont fait son portrait ces derniers jours et la star Rihanna s'est fendue d'un post sur les réseaux sociaux via le compte de sa marque pour saluer son engagement.

En janvier dernier, la militante française dénonçait la pratique du plaquage ventral, qui a aussi coûté la vie de Cédric Chouviat.

Konbini news avec AFP