"Appels à la retenue" et "vengeance implacable" : les réactions à la mort de Soleimani

Emmanuel Macron a appelé "toutes les parties à la retenue".

L’annonce de la mort du général iranien Qassem Soleimani, tué dans un raid américain à l’aéroport de Bagdad vendredi 3 janvier, a déclenché de vives réactions à travers le monde. Rapidement, l’ayatollah Ali Khamenei a appelé à "une vengeance implacable". De son côté, le président iranien Hassan Rohani a fait savoir que "la grande nation iranienne se vengera[it] de ce crime odieux".

Pour sa part, Donald Trump, qui avait dans un premier temps simplement posté sur Twitter l’image d’un drapeau américain, a ajouté dans l’après-midi un message dans lequel il justifie l’attaque américaine menant à l’assassinat du général en affirmant les faits suivants :

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"Le général Qassem Soleimani a tué ou gravement blessé des milliers d’Américains sur une longue période de temps, et complotait pour en tuer beaucoup plus… Mais il s’est fait prendre ! Il était directement et indirectement responsable de la mort de millions de personnes, dont le grand nombre récent de manifestants tués en Iran.

Alors que l’Iran ne pourra jamais l’admettre correctement, Soleimani était à la fois détesté et craint dans le pays. Ils ne sont pas aussi tristes que les dirigeants tenteront de le faire croire au reste du monde. Il aurait dû être retiré il y a de nombreuses années !"

"Éviter une nouvelle escalade dangereuse des tensions"

Emmanuel Macron a réagi cet après-midi après s’être entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine, déclarant vouloir rester en "contact étroit" avec son homologue de la Fédération de Russie pour "éviter une nouvelle escalade dangereuse des tensions et appeler toutes les parties à la retenue". Dans un communiqué, l’Élysée a ajouté :

"Le président de la République a rappelé l’attachement de la France à la souveraineté et à la sécurité de l’Irak et à la stabilité de la région.

Il a souligné la nécessité que les garants de l’accord de 2015 restent étroitement coordonnés pour appeler l’Iran à revenir rapidement au plein respect de ses obligations nucléaires et à s’abstenir de toute provocation."

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De son côté, le président du Conseil européen Charles Michel, dans une courte déclaration, a avancé : "Le cycle de violence, de provocations et de représailles dont nous avons été les témoins en Irak au cours des dernières semaines doit cesser. Une nouvelle escalade doit être évitée à tout prix."

Par Astrid Van Laer, publié le 03/01/2020