AccueilSociété

Anne Sinclair affirme qu’elle "ne savait rien des comportements" de Dominique Strauss-Kahn

Publié le

par Astrid Van Laer

Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair arrivent au Tribunal de New York City, le 23 août 2011. © Hahn-Guerin-Taamallah-Pantaleo/ABACAPRESS.COM

"Quiconque dirait aujourd’hui que j’étais au courant mentirait", assure-t-elle.

Dix ans après l’affaire du Sofitel, la journaliste Anne Sinclair, ancienne épouse de l’ex-candidat à la présidentielle Dominique Strauss-Kahn, est sortie du silence. Dans un entretien accordé au magazine Elle, elle explique : "j’ai choisi de raconter mon ressenti, uniquement mon ressenti" et précise : "je ne me sens pas autorisée à parler d’actes qui ne sont pas de mon fait."

Pour rappel, Dominique Strauss-Kahn avait été inculpé pour "agression sexuelle, séquestration de personne et tentative de viol" commis en 2011 sur Nafissatou Diallo, alors femme de chambre de l’hôtel new-yorkais Sofitel où il séjournait. L’année suivante, un accord à l’amiable avait été conclu entre les deux parties, mettant fin aux poursuites. Par la suite, l’ancien patron du FMI a également été accusé de tentative de viol par la journaliste Tristane Banon, et mis en cause dans l’affaire du Carlton de Lille.

En premier lieu, la fondatrice du Huffington Post France évoque une forme de "soumission" face à son ancien compagnon : "J’étais une femme d’action, je gérais le budget de la famille, j’interrogeais les puissants et j’étais avec lui dans la hantise du désaccord et la crainte de lui déplaire. Alors, était-ce de l’emprise, je ne sais pas, mais en tous les cas, de la soumission et de l’acceptation". 

"Si on me racontait cela, je ne le croirais pas, mais pourtant, c’est vrai"

Elle explique ensuite ce qui lui "tenait à cœur" en publiant son nouveau livre : "que l’on comprenne que je ne savais rien des comportements de mon mari." Et poursuit :

"Je sais que c’est très difficile à admettre, j’avoue que moi-même, si on me racontait cela, je ne le croirais pas, mais pourtant, c’est vrai. On me croira ou pas, il y aura toujours des bienveillants et des malveillants, tant pis pour ces derniers."

Et d’ajouter auprès du journal : "J’étais dans le déni parce que j’étais dans la confiance. Il avait un pouvoir de persuasion très fort ; quand j’avais des soupçons, il les démontait et j’avais envie de le croire. Dominique me connaissait très bien, il savait très bien comment me convaincre." "Qu’on m’ait 'prévenue', c’est faux ! Quiconque dirait aujourd’hui que j’étais au courant mentirait", martèle-t-elle.

Interrogée par l’hebdomadaire sur ce qui l’a "fait tenir pendant ce séisme  ?", Anne Sinclair a rétorqué : "On ne laisse pas tomber un homme qui est à terre", ajoutant alors :

"Et puis j’étais dans la bataille, je pensais juste à sauter barrière après barrière. Et je n’avais pas de raison de ne pas le croire. Je pense que j’ai compté pour lui, mais j’étais au bout. Nous n’avons jamais eu d’explication de fond."

En outre, Anne Sinclair a confié que "la dernière année de son quinquennat, François Hollande [lui] a proposé de devenir son ministre de la Culture". "C’était un grand honneur que j’ai évidemment décliné", a-t-elle ajouté.

À voir aussi sur news :