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Accusations de viol : les avocats de Gérald Darmanin dénoncent "des propos diffamatoires"

Publié le

par Astrid Van Laer

© Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Ils évoquent "de fausses informations" concernant leur client.

Les avocats de Gérald Darmanin, au cœur d’une polémique relative à une accusation de viol depuis sa nomination place Beauvau, dénoncent "de fausses informations et des propos diffamatoires" à l’encontre de leur client, dans un communiqué transmis mardi à l’AFP.

Le nouveau ministre de l’Intérieur fait l’objet depuis 2017 de la plainte d’une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l’avait sollicité en 2009 pour tenter de faire annuler une condamnation. Selon la plaignante, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole". Lui affirme qu’il s’agissait au contraire d’une relation librement consentie.

"Gérald Darmanin n’a jamais, en aucun cas, échangé une intervention – qu’il n’avait d’ailleurs pas le pouvoir de faire aboutir –, en contrepartie d’une faveur sexuelle. Il a toujours fermement contesté cette accusation ou un quelconque abus de pouvoir, notamment lors de son audition le 8 février 2018", insistent Me Pierre-Olivier Sur et Me Mathias Chichportich dans leur communiqué.

Ils ajoutent se réserver le droit de "poursuivre désormais tout propos diffamatoire" visant leur client. Contactées par l’AFP, les avocates de la plaignante, Me Élodie Tuaillon-Hibon et Me Marjolaine Vignola, n’étaient pas disponibles pour réagir dans l’immédiat, mais il y a quelques jours, Marjolaine Vignola a accordé une interview à Konbini news :

La reprise des investigations

La plainte de Sophie Patterson-Spatz avait d’abord été classée sans suite par le parquet début 2018. Les investigations "n’ont pas permis d’établir l’absence de consentement de la plaignante et n’ont pas caractérisé davantage l’existence d’une contrainte, d’une menace, d’une surprise ou d’une quelconque violence à son endroit", avait expliqué le parquet.

Sophie Patterson-Spatz avait ensuite déposé une plainte avec constitution de partie civile, dans le but d’obtenir la désignation d’un magistrat instructeur. Le 16 août 2018, une juge avait rendu "une ordonnance de non-lieu à informer", estimant qu’au vu des investigations, les faits reprochés n’étaient pas constitués et qu’il n’y avait pas lieu d’enquêter davantage.

La plaignante avait contesté cette décision, mais la cour d’appel de Paris avait jugé son appel hors délai avant d’être contrainte par la Cour de cassation, en novembre 2019, de réexaminer la question. Mi-juin, cette même cour d’appel a ordonné la reprise des investigations contre celui qui était encore ministre de l’Action et des Comptes publics.

Konbini news avec AFP

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