AccueilSociété

À Stains, deux policiers blessent par balles deux personnes après un refus d’obtempérer

Publié le

par Pauline Ferrari

L’IGPN a été saisie de l’enquête, à mesure que la polémique enfle sur les réseaux sociaux.

Deux policiers ont blessé par balles deux personnes qui refusaient de se faire contrôler à bord de leur véhicule dans la nuit de dimanche à lundi, à Stains (Seine-Saint-Denis), et ont eux-mêmes été blessés, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Lundi, vers 1 h 30, un équipage de la BAC (brigade anticriminalité) a tenté de contrôler un véhicule occupé par un homme et une passagère, boulevard Maxime Gorki à Stains, a détaillé une source proche de l’enquête. La voiture s’immobilise d’abord près des forces de l’ordre, puis fait marche arrière pour essayer de se soustraire au contrôle. L’un des fonctionnaires tente alors d’entrer dans l’habitacle du véhicule pour le stopper, mais celui-ci repart en avant, selon cette source.

Une vidéo amateur, diffusée et largement partagée sur les réseaux sociaux, montre les deux agents faire ensuite feu à plusieurs reprises sur la voiture, avec leur arme de service.

"Comment tu fais la différence entre la BAC et un car-jacking ?"

Après la diffusion de cette vidéo sur les réseaux sociaux dans la matinée, de nombreux internautes se sont dits choqués par ces images, et notamment par l’attitude violente des policiers. De plus, nombreux sont ceux qui relèvent l’absence de brassards de police ou d’identification sur la voiture des forces de l’ordre. "Comment tu fais la différence entre la BAC et un car-jacking ?", s’indigne un internaute sur Twitter, faisant référence à la violence de la vidéo. Pour un autre, "cela ressemble plus à un règlement de compte qu’à de la légitime défense".

"Le conducteur et le passager ont été transportés à l’hôpital avec un pronostic vital engagé", a déclaré Laëtitia Vallar, porte-parole de la préfecture de police, dans une vidéo en ligne. Les deux policiers, "également blessés" au cours de l’opération, "ont été transportés à l’hôpital", a-t-elle ajouté.

L’IGPN (Inspection générale de la police nationale) a été saisie de l’enquête, ouverte pour "refus d’obtempérer" et "tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique", a indiqué à l’AFP le parquet de Bobigny. La police judiciaire de la Seine-Saint-Denis a été conjointement saisie.

Konbini news avec AFP

À voir aussi sur news :