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Élisabeth Borne, nouvelle Première ministre, succède à Jean Castex

Publié le

par Emma Couffin

Il s’agit de la première femme à occuper ce poste depuis la nomination d’Édith Cresson en mai 1991.

Élisabeth Borne, nouvelle Première ministre, succède à Jean Castex

© Ludovic MARIN / AFP

Succédant à Jean Castex, Élisabeth Borne devient la 25e Première ministre de la République française. Il s’agit de la Première femme à occuper ce poste depuis Édith Cresson, nommée en 1991.

Emmanuel Macron avait assuré il y a une semaine à Berlin qu’il savait déjà le nom de son prochain Premier ministre, doté selon lui d’un profil "social", "écologique" et "productif". Depuis, les rumeurs vont bon train. Plusieurs noms avaient été évoqués ces derniers jours, entre autres les anciennes ministres Catherine Vautrin (ex-LR), Valérie Létard (centriste) ou encore Marisol Touraine (ex-PS)… C’est finalement Élisabeth Borne qui ressort triomphante.

De directrice de cabinet à Première ministre

La nomination de l’ex-ministre du Travail et actuelle présidente du Grand Reims suscite de nombreuses réactions. Ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal, elle appartient à l’aile gauche de la Macronie, ce qui peut se révéler être un atout à l’heure où s’annoncent de nouvelles réformes sociales, à commencer par "la mère des batailles" sur les retraites.

Haute fonctionnaire, Élisabeth Borne a su acquérir une position solide, jusqu’au sommet de l’État. Directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Écologie, elle rejoindra plus tard LREM en tant que ministre chargée des Transports en 2017 dans le premier gouvernement Édouard Philippe. Nommée à la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire en remplacement de François de Rugy, elle rejoint en 2020 le gouvernement de Jean Castex en tant que ministre du Travail.

Plaçant "la justice sociale et l’égalité des chances" au cœur de ses combats, l’hypothèse de sa nomination était toutefois vue avec circonspection par certains lieutenants d’Emmanuel Macron, jugeant le profil de cette ingénieure devenue préfète "pas assez politique".

Konbini news avec AFP

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