Le prix du paquet de cigarettes augmente d’un euro aujourd’hui

Fumer nuit graver à votre santé (et au porte-monnaie).

(© Tout nous sépare)

À compter de ce jeudi 1er mars, le prix du paquet de vingt cigarettes augmente d’un euro, le plaçant en moyenne à un coût de huit euros. L’objectif, à terme, avait été annoncé par le candidat Emmanuel Macron dans son programme : passer au paquet à dix euros à l’horizon 2020. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, avait prévenu en juillet dernier en expliquant : "Nous n’allons pas le faire d’un coup car je veux que les Français aient le temps de se préparer à arrêter".

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Cette dernière était l’invitée de CNews ce jeudi. Celle qui fut présidente de l’Institut national du Cancer a pointé du doigt un "coût sociétal immense", citant le chiffre de 73 000 morts par an et "20 milliards" d’euros pour la Sécurité sociale. La ministre a également assuré que tout l’argent – en tout, les taxes rapportent à l’État 14 milliards d’euros, d’après Jean-Pierre Elkabbach –, irait à un "fonds de prévention" qui sera "dédié à des actions sur le terrain". "Il n’y a pas un euro de plus qui ira dans la poche de l’État", a-t-elle assuré.

"La méthode la plus efficace" pour l’OMS

Les cigarettes les moins chères sont actuellement celles de la marque Winston, et les plus coûteuses, les Gitanes, qu’on peut se procurer pour un prix de neuf euros. La prochaine hausse est prévue en avril 2019.

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Toucher au portefeuille serait, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), "la méthode la plus efficace pour endiguer la propagation de la consommation du tabac" et "rédui[rait] directement la demande". Pour l’institution, c’est même la politique " la plus puissante et la plus rentable pour tous les gouvernements", qui insiste :

"Des prix élevés induisent le sevrage et empêchent de commencer à fumer. Ils diminuent aussi le nombre des rechutes parmi ceux qui ont arrêté et réduisent la consommation chez ceux qui continuent de fumer."

Les buralistes ont quant à eux peur que la contrebande n’augmente et que ce soient les pays frontaliers qui profitent des consommateurs français. Leur slogan ? "Le paquet à 10 euros, 5 000 buralistes en moins". Néanmoins, le président de la confédération des buralistes, Philippe Coy, reste plutôt optimiste, rappelant qu’ils ont eu le temps de s’adapter à la situation puisque la mesure est depuis longtemps annoncée. Sur RMC, ce dernier a expliqué qu’il comptait donc "transformer" en profondeur la profession pour s’adapter à la nouvelle conjoncture :

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"Ça fait grise mine, je ne vais pas vous dire le contraire. L’avantage est que M. Macron a dit pendant la campagne qu’il voulait un paquet à 10 euros. Pour une fois, on a un politique qui dit, et qui fait.

Je ne vous dis pas que ça me plaît, je vais, de là, partir sur un plan de transformation du réseau des buralistes."

Par Astrid Van Laer, publié le 01/03/2018

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