Attaqué par De Niro, Trump répond : "Réveille-toi, tête à claques"

Pour le président américain, l’acteur a "un QI très faible".

Retour à l’envoyeur. Le 12 juin, le président des États-Unis Donald Trump a répondu sur Twitter aux récentes attaques de l’acteur et réalisateur Robert De Niro. Lors de la dernière cérémonie des Tony Awards, le 10 juin, la star de Taxi Driver avait entamé son discours par un retentissant "Fuck Trump", qui avait été suivi par un tonnerre d’applaudissements.

Le lendemain, à Toronto, Robert De Niro a de nouveau critiqué publiquement Donald Trump, s’excusant auprès du Premier ministre canadien Justin Trudeau du "comportement idiot" du président américain lors du sommet du G7 qui s’était tenu les jours précédents au Québec.

Un double uppercut que Donald Trump ne pouvait encaisser sans répondre d’un crochet. "Robert De Niro, un individu au QI très faible, a reçu au cinéma trop de coups à la tête assénés par de vrais boxeurs", a ainsi tweeté Donald Trump au retour de son entrevue avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Singapour. Il a ensuite enchaîné :

"Je l’ai vu hier soir et je crois vraiment qu’il est groggy. Je suppose qu’il ne se rend pas compte que l’économie est au mieux, avec un taux d’emploi au plus haut et beaucoup d’entreprises qui reviennent dans notre pays. Réveille-toi, tête à claques !"

Ce clash n’est pas sans rappeler un précédent entre les deux hommes. Lors de la campagne présidentielle américaine de 2016, l’acteur avait marqué son désaccord avec le candidat républicain, en le traitant notamment de "crétin" et en expliquant vouloir le "frapper au visage".

De nombreux autres acteurs s’en sont pris à la politique menée par Donald Trump. Après les événements de Charlottesville, Arnold Schwarzenegger avait critiqué l’attitude de Donald Trump face à la montée des mouvements néonazis aux États-Unis.

À l’automne dernier, George Clooney avait de son côté publié un poème anti-Trump en soutien aux joueurs de football américain insultés de "fils de pute" par Donald Trump. Ces derniers s’étaient agenouillés pendant l’hymne américain, pour protester contre les violences policières à l'encontre des Afro-Américains.

Par Martin Vareilles, publié le 13/06/2018