(c) Twitter, capture écran

Russie : des ours polaires ont envahi les rues et les immeubles de cette ville

Qui a dit que le réchauffement climatique était un mythe ?

C’est le cauchemar de beaucoup de randonneurs : se retrouver nez à nez avec un ours. Depuis le mois de décembre dernier, c’est le quotidien des habitants de l’archipel de Nouvelle-Zemble au nord de la Russie.

Publicité

Des ours polaires par douzaines ont envahi les rues de ces deux îles de l’océan Arctique. Une situation qui effraie ses quelque 2 500 habitants.

"Les gens ont peur. Ils redoutent de quitter leur maison, toute leur vie quotidienne est perturbée", raconte le responsable de la région dans un communiqué relayé par l’agence TASS.

Face à l’ampleur de la situation, l’état d’urgence a été déclaré samedi 8 février. Certains ours ont en effet attaqué des habitants de la ville de Belushya Guba, la capitale administrative de l’archipel. D’autres ont été repérés en train de s’introduire dans des immeubles comme on peut le voir sur ces images.

Publicité

"Il n’y a jamais eu d’invasion d’ours polaires de cette ampleur", précise le communiqué. La Nouvelle-Zemble est majoritairement peuplée de militaires et de leurs familles. L’une des îles accueille en effet une garnison. Ces derniers sont donc contraints de se déplacer dans des véhicules spéciaux pendant que des patrouilles quadrillent le périmètre. D’autres préfèrent garder les enfants à la maison par mesure de sécurité.

Les ours n’ont plus peur de l’homme

"Certains parents ont peur de laisser leurs enfants se rendre à l’école ou à la maternelle", confiait l’un des responsables locaux. Des barrières supplémentaires ont été installées près des écoles pour renforcer la sécurité des plus jeunes.

Publicité

À force de se rapprocher de l’habitat de l’homme, l’ours le craint de moins en moins. Selon la BBC, les mammifères n’ont plus peur des patrouilles de police et de leurs chiens, pas plus que des signaux envoyés habituellement pour les repousser, ce qui signifie qu’il faudrait prendre des mesures plus drastiques.

L’ours polaire est une espèce menacée qu’il est interdit de chasser en Russie. Selon la BBC l’agence fédérale environnementale refuse pour le moment de délivrer des permis pour les abattre. Ils seraient entre 5 et 10 à vagabonder près des habitations sur la cinquantaine de spécimens repérés dans les parages.

Va-t-on devoir cohabiter avec les ours ? C’est la question sous-jacente et le seul enjeu de ce fait divers. Si on en est là c’est à cause du réchauffement climatique qui réduit l’espace de leur habitat naturel. Pour survivre ils sont obligés de passer de plus en plus de temps sur la terre ferme.

Publicité

On vous remet juste là ces images d’un ours agonisant, qui ont fait le tour du monde en décembre 2017. Au Canada comme en Russie, la fonte des glaces et de la neige est à l’origine de la disparition de proies pour ces ours. Une manière de rappeler que la vraie victime dans cet incident, c’est l’ours.

Voir cette publication sur Instagram

My entire @Sea_Legacy team was pushing through their tears and emotions while documenting this dying polar bear. It’s a soul-crushing scene that still haunts me, but I know we need to share both the beautiful and the heartbreaking if we are going to break down the walls of apathy. This is what starvation looks like. The muscles atrophy. No energy. It’s a slow, painful death. When scientists say polar bears will be extinct in the next 100 years, I think of the global population of 25,000 bears dying in this manner. There is no band aid solution. There was no saving this individual bear. People think that we can put platforms in the ocean or we can feed the odd starving bear. The simple truth is this—if the Earth continues to warm, we will lose bears and entire polar ecosystems. This large male bear was not old, and he certainly died within hours or days of this moment. But there are solutions. We must reduce our carbon footprint, eat the right food, stop cutting down our forests, and begin putting the Earth—our home—first. Please join us at @sea_legacy as we search for and implement solutions for the oceans and the animals that rely on them—including us humans. Thank you your support in keeping my @sea_legacy team in the field. With @CristinaMittermeier #turningthetide with @Sea_Legacy #bethechange #nature #naturelovers This video is exclusively managed by Caters News. To license or use in a commercial player please contact info@catersnews.com or call +44 121 616 1100 / +1 646 380 1615”

Une publication partagée par Paul Nicklen (@paulnicklen) le

Par Clothilde Bru, publié le 11/02/2019

Copié

Pour vous :