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"Prime à la queue de renard" : après la polémique, les chasseurs font marche arrière

La fédération départementale des chasseurs pointe du doigt une "polémique injustifiée".

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Une "prime" allant jusqu’à 500 euros, pour tuer des renards : en proposant récemment cette compétition à ses membres, la fédération de chasse de Charente-Maritime a suscité un tollé et a fait, mercredi 24 octobre au soir, marche arrière.

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"Devant l’incompréhension suscitée par la mesure d’encouragement au prélèvement" et face à une "polémique injustifiée", la fédération départementale des chasseurs a annoncé qu’elle "retirait la mise en place de la gratification annoncée", selon un communiqué.

Il y a quelques jours, la fédération départementale avait offert de rembourser le permis de chasse et l’assurance "à tous les chasseurs qui rapporteront, individuellement, au moins 35 queues de renards capturés durant la saison, du 1er juillet au 30 juin".

À cette récompense venaient s’ajouter "500 euros de bons d’achat pour le chasseur ayant rapporté le plus de queues de renards, 350 euros pour le deuxième et 150 euros pour le troisième".

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L’initiative, dans le cadre d’un plan "en faveur du petit gibier" qui s’attaquait également aux corneilles, avait suscité un tollé, particulièrement dans les associations de défense de l’environnement.

Pour Patrick Picaud, président de Nature Environnement 17, les "corneilles sont nuisibles pour le monde agricole, et leur régulation n’est pas catastrophique car on est loin de la raréfaction. Mais les renards… La population n’est pas chiffrée et personne ne sait combien sont déjà abattus chaque année", a-t-il dit à l’AFP.

Le président du Groupement des agriculteurs bio (Gab17) Vincent David a estimé que "ce n’est pas en supprimant la biodiversité qu’on va améliorer la biodiversité", ajoutant que le "vrai problème, c’est le sanglier et le chevreuil, que les chasseurs ne gèrent pas du tout".

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Tous deux s’inquiétaient du possible effet dévastateur que peut entraîner la course aux bons d’achats si les 19 000 chasseurs de Charente-Maritime voulaient les obtenir.

Selon une étude de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) de 2014-2015, 400 000 renards sont tués chaque année en France.

La Fédération des chasseurs de Charente-Maritime a néanmoins précisé qu’elle savait pouvoir "tout de même compter", prime ou pas prime, "sur l’engagement des chasseurs pour réguler la population" des renards et corneilles, espèces classées nuisibles.

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Konbini avec AFP

Par Astrid Van Laer, publié le 26/10/2018

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