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Phoques décapités : 3 000 euros d'amende pour les coupables

Publié le

par Astrid Van Laer

Cotes d’Armor, Bretagne, France © Gerard Soury / Getty Images

Une enquête avait été ouverte après la découverte en 2019 d'une tête de phoque accrochée au bout d'une digue.

Jeudi, deux marins-pêcheurs ont été condamnés à une amende de 1 500 euros chacun devant le tribunal correctionnel de Quimper après la découverte en février et mars 2019, dans la région de Concarneau, dans le Finistère, de deux phoques décapités.

Le premier était poursuivi pour destruction, détention, transport et naturalisation d’une espèce protégée. Le second, le patron du navire sur lequel travaillait le premier en tant que matelot, pour non-déclaration de pêches accidentelles et complicité de destruction et de transport d’espèces protégées.

Le premier encourait une peine d’emprisonnement de deux ans et 150 000 euros d’amende, le second une amende de 22 500 euros.

Le parquet avait requis le 12 octobre à leur encontre des amendes de 5 000 euros chacun, considérant notamment qu’ils ne pouvaient pas être poursuivis pour les faits de destruction car les phoques avaient vraisemblablement été remontés morts à bord du bateau.

"J’ai voulu garder un souvenir"

Le matelot, âgé de 37 ans, a reconnu avoir décapité les deux phoques et avoir conservé les têtes pour les naturaliser. "Je suis désolé, je regrette", avait-il dit à la barre, assurant qu’il ne savait pas, à l’époque, que les phoques étaient des espèces protégées. "J’ai voulu garder un souvenir", avait-il expliqué.

Le patron avait assuré, contrairement aux dires du matelot, ne pas avoir su que ce dernier avait décapité les deux mammifères à bord de son navire. "J’étais à la passerelle, je n’ai rien vu", avait-il déclaré, expliquant par ailleurs ne pas avoir été au courant du fait qu’il fallait déclarer les pêches accidentelles.

Une enquête avait été ouverte après la découverte en février 2019 d’une tête de phoque accrochée au bout d’une digue du port de Concarneau. Quelques semaines plus tard, deux corps de phoques, sans tête, avaient été découverts non loin.

L’organisation Sea Shepherd France avait déposé plainte et offert une récompense de 10 000 euros pour toute information permettant d’identifier les responsables.

L’avocat de l’ONG Jean Tamalet avait jugé au terme du procès les réquisitions "extrêmement faibles". Une dizaine d’associations de protection des animaux étaient parties civiles dans ce procès.

Konbini news avec AFP

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