© Julie Baret, Konbini news

Climat : premier vendredi de grève scolaire à Paris

"Non-assistance à planète en danger."

(© Julie Baret, Konbini news)

Les jeunes français emboîtent finalement le pas à leurs camarades belges, australiens ou encore suédois. Ce vendredi 15 février, ils s’étaient donné rendez-vous devant le ministère de la Transition écologique à Paris.

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Cette journée de mobilisation est censée être la première d’une longue série sur le modèle instauré par Greta Thunberg en Suède.

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"Ça a rassemblé beaucoup de monde", s’est félicité Martial Breton, vice-président de CliMates, une ONG qui accompagne le mouvement en France. Selon le jeune homme de 23 ans joint par Konbini news, ils étaient "entre 500 et 1 000" vendredi à avoir participé à cette action décidée le 8 février dernier lors d’une assemblée générale inter-facs à Jussieu.

Le rendez-vous était donc donné à 14 heures devant le ministère de la Transition écologique où des jeunes étudiants ont fait le pied de grue pancartes à la main : "Quand c’est fondu, c’est foutu", "Non-assistance à planète en danger", "Changeons le système pas le climat". Le rassemblement bloquait dans un sens la circulation du boulevard Saint-Germain, selon une de nos journalistes qui était sur place.

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Martial Breton se réjouit de la présence de nombreux étudiants mais aussi et surtout de collégiens et de lycéens pour lesquels il est moins évident de louper les cours.

Un mois avant la grande journée de grève mondiale

"On est vraiment très content pour ce premier rassemblement", commente-t-il. "On a été un peu 'nassé' en fin d’après-midi, c’est un peu désagréable de devoir sortir au compte-gouttes", ajoute-t-il.

À noter que Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, a tenté une sortie dans l’après-midi pour discuter avec les jeunes rassemblés sur le parvis.

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"Son discours était hypocrite. Il a été rejeté par les jeunes qui étaient là. Honnêtement, on a beaucoup plus conscience qu’eux des enjeux", s’agace le jeune homme qui étudie les questions de transition écologique à Paris Tech.

Deux jeunes ont toutefois accepté l’invitation à discuter à l’intérieur du ministère. "Ils sont restés 3/4 d’heure, mais on ne s’était pas mis d’accord là-dessus, ils ont fait ça en leur nom propre", précise-t-il.

L’idée maintenant, c’est de transformer l’essai et d’associer à chaque vendredi de grève une revendication. Ce vendredi, il demandait au gouvernement de "déclarer l’état d’urgence écologique et sociale, et de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour respecter les accords de Paris." "Chaque vendredi, on fera grève avec une revendication spécifique. Et on laissera une semaine au gouvernement pour agir, sinon on retourne dans la rue."

Ce mouvement transnational est sans précédent. Chaque vendredi de mobilisation doit mener vers la grande journée de grève internationale dans un mois.

Depuis plusieurs semaines déjà les Belges aussi font grève, le jeudi. Nous avions marché avec eux :

Par Clothilde Bru, publié le 15/02/2019

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