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Les Verts rejoignent le gouvernement écossais, une première au Royaume-Uni

Publié le

par Pauline Ferrari

© Russell Cheyne/Pool/AFP

Cet accord vise à une Écosse "plus verte" et "indépendante".

Le gouvernement écossais a annoncé vendredi la conclusion d’un accord de partage du pouvoir pour une Écosse "plus verte" et "indépendante" avec les Verts, dont deux députés feront leur entrée au sein de l’exécutif, une première au Royaume-Uni.

S’exprimant au cours d’une conférence de presse à Édimbourg, la Première ministre indépendantiste Nicola Sturgeon a déclaré que les deux partis comptaient "travailler ensemble pour bâtir une Écosse plus verte, plus juste et indépendante". Le coleader des Verts écossais, Patrick Harvie, a qualifié le moment d'"historique". "Cet accord va voir les Verts entrer au gouvernement pour la première fois en Écosse et où que ce soit au Royaume-Uni", a-t-il souligné.

"Et cela ne pouvait pas arriver à un moment plus important", a-t-il ajouté, au moment où l’Écosse se relève de la pandémie provoquée par le coronavirus et s’apprête à accueillir en novembre la conférence climat COP26 à Glasgow. Reportée d’un an à cause du coronavirus, la 26e conférence des parties des Nations unies sur le changement climatique doit se dérouler du 1er au 12 novembre à Glasgow, en Écosse, pour tenter de répondre à l’urgence climatique.

Un poids en plus vers l’indépendance de l’Écosse ?

Les deux partis ont convenu d’investir dans les transports publics, d’augmenter la capacité de production d’énergies renouvelables offshore et de mettre en place un fonds de transition pour le nord-est de l’Écosse, visant à rendre cette région moins dépendante de l’industrie pétrolière. De plus, cet accord vise à demander un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse, ainsi que de s’attaquer aux problématiques d’égalité des genres et des droits LGBTQ+. 

Le parti indépendantiste SNP de Nicola Sturgeon était arrivé en tête des élections locales de mai dernier, mais avait manqué d’un siège la majorité absolue, obtenant 64 sièges sur les 129 du Parlement écossais, tandis que les Verts avaient obtenu huit sièges. Les deux formations réclament à Londres l’organisation d’un référendum sur l’indépendance de l’Écosse.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, seul à même d’autoriser ce référendum, s’y oppose fermement, estimant qu’une telle consultation, déjà organisée en 2014, ne peut se produire "qu’une fois par génération". À l’époque, 55 % des électeurs avaient rejeté l’indépendance. Le SNP estime cependant que le Brexit a changé la donne, les Écossais s’y étant opposés à 62 % des voix, et que la nation britannique doit désormais pouvoir rejoindre l’Union européenne en tant qu’État indépendant.

Konbini news avec AFP

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