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Le Royaume-Uni, premier pays au monde à approuver le vaccin de Pfizer/BioNTech

Publié le

par Clothilde Bru

© Robin Utrecht/SOPA Images/LightRocket via Getty Images

Il sera déployé dès la semaine prochaine.

Le Royaume-Uni est devenu mercredi 2 décembre le premier pays à approuver l’utilisation massive du vaccin de Pfizer/BioNTech, déployé dès la semaine prochaine. Une étape "historique" dans la lutte contre le Covid-19.

Le Japon va pour sa part fournir gratuitement des vaccins contre le coronavirus à ses 126 millions d’habitants, tandis que la France envisage une campagne de vaccination pour le grand public au printemps.

Le gouvernement britannique a annoncé avoir accepté "la recommandation de l’Agence indépendante de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) d’approuver l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 de Pfizer/BioNTech".

Il a précisé que le vaccin, qui répond à des "normes strictes de sécurité, de qualité et d’efficacité", serait disponible à partir de la semaine prochaine dans le pays le plus endeuillé d’Europe avec plus de 59 000 morts du Covid-19.

Une décision qualifiée de "moment historique" par le patron du géant américain Pfizer, Albert Bourla, qui développe le vaccin avec l’Allemand BioNTech.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) doit pour sa part se prononcer le 29 décembre "au plus tard" sur le vaccin du tandem américano-allemand et d’ici au 12 janvier sur celui du concurrent américain Moderna, qui affichent tous deux un taux d’efficacité proche de 95 %.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a aussi été sollicitée par Pfizer/BioNTech et, depuis lundi 30 novembre, par Moderna.

En cas de feu vert, les deux vaccins pourraient être disponibles dès ce mois-ci aux États-Unis, le pays qui paie le plus lourd tribut humain à la pandémie avec 270 450 morts.

La vaccination contre le Covid-19 devrait y être offerte en priorité, dans la première phase, aux professionnels du secteur de la santé ainsi qu’aux résidents des maisons de retraite, a recommandé mardi un comité consultatif des Centres de prévention et de lutte contre les maladies.

Ces deux populations représentent de l’ordre de 24 millions de personnes aux États-Unis, soit le nombre approximatif de gens pouvant être vaccinés au mois de décembre, si les deux vaccins en cours d’évaluation étaient effectivement autorisés et produits dans les quantités promises.

Les maisons de retraite américaines ont concentré 40 % des morts de la pandémie dans le pays, soit environ 100 000 décès.

Vaccins à toute la population au Japon

Le Japon a adopté mercredi 2 décembre un projet de loi prévoyant de fournir gratuitement des vaccins aux 126 millions d’habitants du pays. Il a déjà précommandé des vaccins pour 60 millions de personnes auprès de Pfizer et pour 25 millions de personnes supplémentaires auprès de Moderna, et confirmé qu’il recevrait 120 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca.

En France, le président Emmanuel Macron prévoit "une première campagne très ciblée, avec des vaccins de première génération", réservée aux personnes les plus vulnérables début 2021, suivie d’une autre "plus large et plus grand public", qui s’ouvrira "quelque part entre avril et juin".

"Il ne s’agira pas d’une stratégie de vaccination obligatoire", a réaffirmé le chef de l’État français mardi.

Le rythme des contaminations a commencé à décélérer en Europe où quelques pays allègent leurs restrictions.

L’Angleterre sort ainsi mercredi d’un deuxième confinement de quatre semaines pour adopter, au moins jusqu’en février, un système d’alerte à trois niveaux, imposant des restrictions localement selon la gravité de l’épidémie. Parmi les assouplissements communs à toute l’Angleterre, les magasins non essentiels peuvent de nouveau accueillir des clients.

Les salles de sport peuvent aussi rouvrir, et les services religieux et les mariages reprendre. Les habitants peuvent désormais se réunir, à six maximum, et à l’extérieur uniquement si leur région est concernée par le niveau d’alerte le plus élevé.

Motifs d’inquiétude

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 1 468 873 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi mardi par l’AFP.

Elle a plongé des centaines de millions de personnes dans la pauvreté et des famines se profilant, l’ONU a lancé mardi un appel humanitaire record de 35 milliards de dollars (29 milliards d’euros) pour 2021.

"Le tableau que nous présentons est le plus sombre que nous ayons jamais exposé en matière de besoins humanitaires à venir", a souligné le responsable des Affaires humanitaires aux Nations unies, Mark Lowcock, en conférence de presse.

Avec le choc de la pandémie, le nombre des personnes ayant besoin d’aide humanitaire va atteindre un nouveau record : 235 millions, une augmentation de 40 % en un an, selon les plans de réponse humanitaire coordonnés par l’organisation.

Konbini news avec AFP

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