© Greenpeace

La nouvelle campagne de Greenpeace refusée par le métro parisien

Dans cette pub jugée "trop politique", l'ONG souhaitait dénoncer l'inaction des gouvernements successifs.

Ce lundi, Greenpeace lance une nouvelle campagne de sensibilisation. Son but est simple : dénoncer l’inaction des politiques. Dans une courte vidéo se succèdent donc les prises de parole de responsables politiques, avec des extraits de discours de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron sur des images de catastrophes climatiques. Le message "Bla, bla, bla" figure sur chacune d’elles, notamment sous la forme de blocs de glace qui s’effondrent. À la fin, on peut lire le message suivant :

"Face à l’urgence climatique, les discours ne suffisent pas. Pour que le gouvernement agisse vraiment, mobilisons-nous."

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Sauf que cette campagne a été refusée par certaines régies publicitaires, comme MediaTransports, la régie en charge de la publicité dans les transports parisiens, révèle aujourd’hui Greenpeace, qui regrette :

"Alors qu’à longueur de journée, nous sommes toutes et tous cernés par des pubs qui nous incitent à acheter des SUV ou à prendre l’avion, notre nouvelle campagne sur l’urgence climatique n’a pas droit de cité dans les couloirs du métro parisien ou dans certaines salles de ciné."

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"Cette publicité ne respecte pas notre devoir de neutralité", plaide MediaTransports

"Une campagne dérangeante ?", s’interroge l’ONG tandis que Sylvie Doerflinger, responsable juridique de MediaTransports, explique au Parisien :

"Le contrat qui nous lie à la RATP et à la SNCF nous interdit de diffuser des publicités à caractère politique. Or, cette publicité ne respecte pas notre devoir de neutralité et va au-delà d’une simple interpellation, car elle pointe l’inaction des décideurs politiques et lance une injonction au gouvernement à agir."

MediaTransports n’est pas la seule à être mise en cause par Greenpeace, qui rapporte également que des salles de cinéma ont refusé de diffuser ce spot. Il sera néanmoins visible dans les villes de Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier et Toulouse

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Au-delà de ce spot contesté, Greenpeace conclut en expliquant que "des solutions existent" et que "seule manque la volonté politique". Et de lister plusieurs mesures possibles pouvant mettre fin à l’inaction climatique, telles que l’investissement pour la transition énergétique ou encore l’arrêt de la vente de voitures essence et diesel d’ici à 2030.

Par Astrid Van Laer, publié le 02/03/2020