Le Kelang, le 17 décembre 2019. © Mohd RASFAN / AFP

La Malaisie renvoie plus de 40 tonnes de déchets vers la France

Le pays ne veut pas devenir "la décharge du monde".

La Malaisie a renvoyé 150 conteneurs de déchets plastiques illégaux vers leurs pays d’origine, dont 43 vers la France, ont annoncé lundi les autorités en soulignant que le pays d’Asie du Sud-Est ne voulait pas devenir une "décharge" pour les pays développés.

Les pays de la région peinent à faire face à l’arrivage massif de conteneurs de déchets depuis la décision de la Chine en 2018 de cesser l’importation de déchets plastiques destinés à son industrie du recyclage, obligeant les pays développés à trouver de nouvelles destinations pour leurs déchets.

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Les autorités malaisiennes "vont prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que la Malaisie ne devienne pas la décharge du monde", a souligné la ministre de l’Environnement.

Le ministère de l’Environnement "continuera à se battre contre la pollution, notamment les déchets plastiques", a-t-elle expliqué à des journalistes depuis la ville de Butterworth, qui abrite un port important dans le nord du pays et d’où plusieurs conteneurs sont partis.

La Malaisie a indiqué avoir renvoyé 150 conteneurs contenant quelque 3 737 tonnes de déchets, dont 43 vers la France, 42 vers le Royaume-Uni, 17 vers les États-Unis et 11 vers le Canada. Le pays compte en expédier encore 110 prochainement, dont 60 vers les États-Unis, a relevé la ministre.

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"Les gens envoient des ordures chez nous, nous ne sommes pas censés payer pour les renvoyer"

Le marché mondial du recyclage a été plongé dans le chaos après la décision de la Chine de fermer sa porte à la majorité des types de déchets plastiques en 2018. De nombreuses entreprises chinoises de recyclage ont été délocalisées en Malaisie, entraînant un afflux de déchets souvent illégal.

Les capacités de recyclage en Malaisie sont bien inférieures aux arrivages et certaines localités sont submergées par les déchets. Les pays exportateurs de déchets et les compagnies maritimes ont assumé le coût du retour des conteneurs, selon la ministre.

"Nous ne voulons pas payer un seul centime. Les gens envoient des ordures chez nous, nous ne sommes pas censés payer pour les renvoyer", a déclaré Mme Yeo.

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Plusieurs pays d’Asie du Sud-Est ont pratiqué la même politique ces derniers mois, à l’instar de l’Indonésie, qui a réexpédié plusieurs centaines de conteneurs vers leurs pays d’origine. Ou bien les Philippines, qui ont renvoyé l’été dernier au Canada un cargo contenant une soixantaine de conteneurs après un long conflit.

Konbini news avec AFP

Par Astrid Van Laer, publié le 20/01/2020

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