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Île Maurice : du fioul s'écoule à nouveau du bateau échoué

Publié le

par Hugo Coignard

© AFP PHOTO / Satellite image ©2020 Maxar Technologies

Le pétrole de la cale est impossible à pomper, car "il y a des risques d'asphyxie", selon une source.

Du fioul a recommencé à s’écouler vendredi du bateau échoué depuis trois semaines au large de l’île Maurice, ont indiqué des témoins, alors que les questions se multiplient sur les raisons pour lesquelles le navire a pu s’approcher aussi près de la côte.

Le vraquier MV Wakashio, appartenant à un armateur japonais, s’est échoué le 25 juillet sur un récif à la Pointe d’Esny, au sud-est de l’île Maurice, avec 3 800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel à bord. Une semaine après, entre 800 et 1 000 tonnes de fioul se sont échappées de ses flans éventrés et ont souillé les côtes, notamment des espaces protégés avec des forêts de mangrove et des espèces menacées.

"L’eau est redevenue noire"

Les équipes d’intervention ont mené une course contre la montre pour pomper le reste du carburant, pendant que le bateau menaçait de se briser d’un moment à l’autre. Mercredi soir, les autorités ont annoncé que tout le fioul contenu dans les réservoirs avait été pompé et qu’il n’en restait plus que 100 tonnes sur le bateau, notamment dans la cale.

C’est ce reliquat qui a commencé à s’écouler vendredi. "Depuis ce matin, l’eau est redevenue noire autour du Wakashio", a indiqué à l’AFP un pêcheur local, Alain François. "Les autorités nous ont expliqué que ce sont les vagues qui pénètrent le bateau, qui font remonter le fioul se trouvant dans la cale", a-t-il ajouté.

"Impossible de pomper" le fioul de la cale

Une source travaillant sur l’opération de dépollution a expliqué, sous couvert d’anonymat, que cette nouvelle fuite provenait de la salle des machines, où il est impossible de pomper. "On ne peut pas pénétrer dans cette partie du navire. C’est trop dangereux. Il y a des risques d’asphyxie", a-t-elle justifié.

Selon cette source, l’écoulement devrait toutefois être capté par les boudins flottants fabriqués par les milliers de volontaires mauriciens qui se sont mobilisés pour limiter la catastrophe écologique.

Konbini news avec AFP

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