© Sabrina Bekeschus / EyeEm

Et pendant ce temps : la population des baleines à bosse est quasiment restaurée

La preuve qu'il est encore possible de réparer les dommages causés à la planète.

*Chaque jour, Konbini news s’engage à faire de la place à de l’information qui n’a rien à voir avec l’épidémie de coronavirus. Ça s’appelle "Et pendant ce temps" et aujourd’hui, notre regard se tourne vers les océans.

Il y a deux cents ans, le nombre de baleines à bosse s'élevait à 27 000 estime-t-on. Ces géants des mers de 14 mètres de long au chant envoûtant sont connus du grand public pour leurs sauts spectaculaires hors de l’eau.

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Au milieu des années 1950 il n’en restait plus que 450, une véritable hécatombe. La baleine à bosse a été victime d’une chasse intense. Elle était traquée pour sa chair, son cuir, mais aussi sa graisse qu’on utilisait pour le chauffage ou l’éclairage.

Aujourd’hui, sa population serait quasiment restaurée, affirme une étude publiée par la Royal Society et relayée par le Time samedi 16 mai. Elle atteint 93 % de son volume d’origine - un véritable miracle que l’on doit à l’instauration d’un moratoire interdisant la chasse à la baleine commerciale dans les années 1980. 

Les baleines à bosse qui se reproduisent au large des côtes du Brésil et habitent les eaux antarctiques pendant l’été, sont aujourd’hui aussi nombreuses qu’avant les jours de chasse à la baleine.

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À peine sauvée et déjà menacée ?

Et cette bonne nouvelle ne l'est pas que pour les cétacés. Elle l'est aussi pour l’environnement. 

Selon une étude réalisée par le Fonds monétaire international (FMI) et la Great Whale Conservancy (GWC) relayée par Géo, les baleines nous protègent contre le réchauffement climatique.

Ces mammifères marins se nourrissent beaucoup de plancton lequel accumule du carbone dans son corps. "Quand une baleine meurt et sombre au fond de l’océan, elle piège 33 tonnes de CO2 en moyenne, supprimant ce carbone de l’atmosphère pendant des siècles", explique l’étude. "À titre de comparaison, un arbre, lui, n’absorbe que jusqu’à 48 kilos de CO2 par an."

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Une baleine qui meurt naturellement, emporte le carbone stocké dans son gigantesque corps vers les eaux profondes et le garde ainsi enfermé pendant des siècles.

Pour autant, le combat est loin d’être gagné. En décembre 2018, le Japon a annoncé qu’il se retirait du moratoire grâce auquel la population de baleine à bosse a pu être restaurée. En juillet dernier, il a officiellement repris la chasse commerciale du mammifère marin, interrompue pendant plus de trois décennies.

Par Clothilde Bru, publié le 18/05/2020