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Coronavirus : l'Australie lance le débat sur le vaccin obligatoire

Publié le

par Lila Blumberg

© Javier Zayas Photography
via Getty Images

Alors que les restrictions se durcissent dans le monde face à une hausse des contaminations.

L’Australie a lancé mercredi le débat sur la nécessité pour les pays de rendre obligatoire le futur vaccin contre le coronavirus, alors que les contaminations repartent à la hausse et que les restrictions se multiplient dans le monde.

Un vaccin qui devrait "être obligatoire"

"Il y a toujours des exemptions à la vaccination, pour des raisons médicales, mais cela devrait être la seule", a déclaré le Premier ministre, Scott Morrison, à la radio 3AW de Melbourne. Se faire vacciner devrait "être obligatoire", a-t-il estimé.

Devançant les critiques des mouvements anti-vaccin, le Premier ministre a affirmé que les enjeux étaient trop grands pour permettre à la maladie de continuer à se propager librement. "Nous parlons d’une pandémie qui a détruit l’économie mondiale et provoqué des centaines de milliers de morts dans le monde", a-t-il dit.

"Un vaccin prometteur"

Selon un bilan établi mardi par l’AFP à partir de sources officielles, la pandémie a fait au moins 774 832 morts dans le monde, depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre. Plus de 21 936 820 cas d’infection ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires depuis le début de l’épidémie, dont au moins 13 623 700 sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Pays le plus endeuillé, les États-Unis ont enregistré 171 679 décès au total, selon un comptage de l’université Johns Hopkins mercredi. En Amérique latine, l’Argentine a dépassé mardi la barre des 300 000 contaminations, selon le ministère de la Santé. Face à ce terrible bilan, les espoirs de tous les pays résident de plus en plus dans la découverte d’un vaccin.

Ainsi, l’Australie a indiqué qu’elle allait obtenir un vaccin "prometteur" après avoir passé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca, selon son Premier ministre, assurant que le pays le fabriquerait et le distribuerait gratuitement. En Grèce, le ministre de la Santé a déclaré qu’il espérait recevoir un premier lot de vaccins d’ici décembre, en vertu d’un accord entre l’UE et AstraZeneca. Un vaccin chinois sera également bientôt testé au Pakistan, tandis que l’Afrique du Sud s’apprête à lancer cette semaine les essais cliniques d’un vaccin conçu aux États-Unis.

"Prévenir le nationalisme vaccinal"

Pour la distribution à venir du futur vaccin, l’OMS a une nouvelle fois plaidé en faveur de son dispositif d’accès au vaccin. "Nous devons prévenir le nationalisme vaccinal", a déclaré le directeur général de l’Organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, plaidant pour une mise en commun des outils permettant à la planète de combattre le Covid-19.

Konbini news avec AFP

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