(c) Julia Capuano, Konbini news

Combien de planètes faudrait-il si tout le monde consommait comme vous ?

Faites le test !

Alors que les questions écologiques occupent une place de plus en plus importante dans nos quotidiens, un phénomène prend de l’ampleur.

Le magazine Society parle "d’écoculpabilité". Cela désigne le sentiment de malaise que l’on peut ressentir lorsqu’on achète des aliments conditionnés dans du plastique, lorsqu’on prend l’avion pour partir en vacances, ou encore lorsqu’on recourir à un chauffeur privé plutôt que d'emprunter les transports en commun.

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Parallèlement à ce sentiment de culpabilité, à mesure que les citoyens deviennent de plus en plus écoresponsables, ils s’épient. Il n’est pas rare de recevoir des remontrances au détour d’un dîner, d’un week-end entre amis, ou en marge d’une réunion de famille – quand on ne se surprend pas soi-même à critiquer les habitudes du voisin.

"Donc toi tu achètes des tomates à cette saison ?", "Tu devrais arrêter d’utiliser du film plastique, les Tupperware, c’est quand même vachement plus écolo", "Tu pars en vacances en Indonésie ? Bonjour l’empreinte carbone…"

D’ailleurs, la honte de prendre l’avion est devenue un objet d’étude – on vous en parlait il y a quelques semaines. En Suède, il y a même un mot pour ça : le flygskam.

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(© Capture écran Global Footprint Network)

Alors que les sentiments d'écoculpabilité ou encore d'"éco-anxiété" prennent de l’ampleur, on s’est demandé s’il était possible de calculer son empreinte écologique.

Bonne nouvelle, c’est possible. Même si ça va nous donner encore plus de raisons de nous autoflageller. Plusieurs organisations qui militent pour la protection de l’environnement proposent des quiz permettant de calculer notre empreinte carbone.

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Deux tests pour se jauger

Il y a d’abord le test élaboré par le think-tank Global Footprint Network, découpé en trois catégories : nourriture, logement et transport.

"À quelle fréquence mangez-vous des produits d’origines animales ?", "Combien d’heures passez-vous en avion chaque année pour vos voyages ?", "Dans quel type de logement habitez-vous ?" : autant de questions qui permettront à Global Footprint Network de déterminer combien de planètes il faudrait si tout le monde consommait comme vous.

(© Capture écran Global Footprint Network)

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Ludique, le test propose toute une série de questions rapides, qu’il est possible d’affiner avec des questions subsidiaires. Seul petit bémol, il est en anglais.

On a ensuite dégotté le test du WWF (Fonds mondial pour la nature), qui a clairement nos faveurs. Et pas seulement parce qu’il est en français (ou parce qu’on a obtenu un meilleur score qu’avec le test de Global Footprint Network). Son seul défaut : il est exprimé en francs suisses, puisqu’il a été pensé par l’antenne helvétique de la célèbre organisation de protection de l’environnement.

Vous devrez répondre à une quarantaine de questions. Là aussi, on retrouve des catégories assez classiques : alimentation, mobilité, logement et énergie, habitudes de consommation. Au fil du questionnaire, le WWF propose plusieurs conseils et mises au point sur quelques idées reçues qui ont la dent dure.

Encore une fois, au terme de ce long questionnaire, vous saurez combien de planètes il faudrait si l’ensemble de la population avait la même empreinte écologique que vous.

(© Capture écran WWF Suisse)

Sachez que, chaque année, WWF, en partenariat avec Global Footprint Network, alerte sur "le jour de dépassement", qui correspond à la date où nous aurons épuisé les ressources que la planète peut nous offrir pour l’année. Chaque année, c’est de plus en plus tôt. En 2019, l’organisme a fixé cette date fatidique au 10 mai pour l'Union européenne.

Selon le dernier rapport coécrit par les deux ONG, si l’humanité consommait autant que les Européens, elle aurait besoin de 2,8 planètes bleues pour survivre.

 
Et vous ?

Par Clothilde Bru, publié le 02/07/2019

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