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Climat : Greta Thunberg dénonce les trajets en avion de Boris Johnson durant la COP26

Publié le

par Astrid Van Laer

À gauche : Boris Johnson © Daniel Leal / Pool via REUTERS
À droite : Greta Thunberg © REUTERS / Hannah McKay

"Il est un peu hypocrite […] que des dirigeants mondiaux [qui] vivent très près soient arrivés à Glasgow en jet privé."

Vendredi, la militante pour le climat Greta Thunberg a dénoncé les voyages du Premier ministre britannique Boris Johnson à bord d’un avion affrété par le gouvernement lors de la COP26 organisée chez lui à Glasgow, et a qualifié d'"hypocrite" le comportement des dirigeants mondiaux.

"La crise climatique n’est évidemment pas causée par les jets privés, mais il est un peu hypocrite […] que des dirigeants mondiaux [qui] vivent très près, par exemple Boris Johnson, soient arrivés à Glasgow en jet privé alors qu’ils tentent de résoudre la crise climatique", a-t-elle déclaré à l’AFP.

Venu directement à Glasgow, au Royaume-Uni, depuis de la réunion du G20 à Rome fin octobre, Boris Johnson avait rallié l’Écosse – où s’est tenue jusqu’au 12 novembre la conférence mondiale sur le climat – à bord d’un avion affrété par le gouvernement britannique. Il a également pris cet avion pour rentrer à Londres, moyen de transport bien plus polluant que le train. Le dirigeant conservateur a ensuite utilisé ce dernier transport pour retourner à la conférence.

"Cela n’envoie pas le bon message"

Glasgow, ville la plus peuplée d’Écosse, est à une grosse heure d’avion de la capitale britannique, tandis que le trajet peut prendre plus de cinq heures en train. Qu’importe, "cela n’envoie pas le bon message", a dénoncé Greta Thunberg, qui a voyagé en train depuis Stockholm pour assister à la COP26. Vendredi, la militante participait à sa première grève de l’école pour le climat dans la capitale suédoise depuis la fin de la conférence le week-end dernier.

Adopté dimanche à l’issue de deux semaines de négociations laborieuses par les 200 pays de la COP26, le "Pacte de Glasgow pour le climat" vise à accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5 °C ni répondre aux demandes d’aide des pays pauvres.

Après la conclusion de cet accord, Greta Thunberg avait déploré que la conférence se soit résumée à du "bla, bla, bla", reprenant des accusations qu’elle avait déjà adressées aux dirigeants du monde.

"Je trouve étrange que certaines personnes considèrent cela comme une victoire, car quelles normes cela établit-il pour les futures COP ? Comment pouvons-nous tirer des leçons de cette conférence si nous n’admettons pas qu’il s’agit en fait d’un échec", avait-elle dit.

Konbini news avec AFP

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