Trump arrive à Londres : des manifestations et un “Baby Trump” géant sont attendus

Les Londoniens ont prévu plusieurs événements pour "manifester contre tout ce que [Donald Trump] représente".

Jeudi 12 juillet, Donald Trump se rend pour la première fois en Grande-Bretagne depuis son accession à la Maison-Blanche. Une rencontre avec la Reine Elizabeth II ainsi qu’avec la cheffe du gouvernement Theresa May, pour une "visite de travail", sont prévues. Il doit y rester quatre jours.

Mais beaucoup de résidents britanniques ne comptent pas laisser la rencontre se dérouler comme elle le devrait et ont prévu de faire entendre leur opposition à la politique de l’ancien magnat de l’immobilier. Gemma fait partie de la Stop Trump Coalition. Interrogée par France Info, la jeune femme a détaillé les raisons qui la poussent, elle ainsi que ses amis, à contester la venue du chef d’État :

"C’est contre tout ce qu’il représente : sa misogynie, son homophobie, son islamophobie, sa façon de prendre aussi les migrants pour des boucs émissaires."

Le programme de protestations est chargé : il débute jeudi soir avec une manifestation près de la résidence de l’ambassadeur américain à Londres, où les époux Trump vont séjourner. D’après L’Obs, des pleurs d’enfants devraient résonner dans le quartier, pour s’ériger symboliquement contre la politique migratoire de séparation des familles arrivées illégalement sur le sol américain.

Vendredi 13 juillet, le fameux "Baby Trump" devrait pour sa part survoler le Parlement britannique. Au début du mois de juillet, une pétition avait recueilli plus de 10 000 signatures. Elle enjoignait les autorités londoniennes à donner leur autorisation pour qu’une poupée gonflable géante de 6 mètres de haut, à l’effigie du président américain en couche-culotte, vole au-dessus de la capitale.

Sadiq Khan ne l’entend pas de cette oreille non plus

Sadiq Khan. (© Compte Facebook de Sadiq Khan)

Une requête acceptée par le maire de la capitale, Sadiq Khan, qui a à plusieurs reprises manifesté son intention de ne pas recevoir le chef d’État américain, indiquant expressément qu’il n’était "pas le bienvenu". Jeudi 12 juillet, l’édile a publié un message pour apaiser quelque peu les tensions :

"Je chéris la relation spéciale que nous avons avec les États-Unis et les nombreux Américains qui contribuent à notre ville. Chacun attend le meilleur de l’autre.

La relation spéciale que nous avons signifie que nous devons le dire quand les valeurs auxquelles on souscrit l’un et l’autre nous paraissent menacées."

Des milliers de membres des forces de l’ordre ont été mobilisés pour l’occasion et l’ambassade américaine à Londres a "appelé à la vigilance", la "discrétion" et la "prudence". Le compte Twitter parodique @TrumpBabyUK a publié un message ironique pour "remercier tous [s]es supporters" :

"Quand le Petit Donald a découvert que j’étais à Londres, il a fait pipi dans sa culotte et s’est enfui."

© Image de couverture : compte Twitter de Baby Trump

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