Tariq Ramadan reste mis en examen pour viols

Accusé de viols, Tariq Ramadan espérait obtenir l’annulation de ses mises en examen en dénonçant des contradictions dans le récit des plaignantes, mais les juges ont rejeté sa demande vendredi 20 juillet.

L’islamologue a contesté une fois de plus les accusations de Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue une militante laïque qui affirme avoir été violée par l’intellectuel. Jeudi 19 juillet, elle a été confrontée pour la première fois à Tariq Ramadan.

Les magistrats ont souligné que ses déclarations avaient été "hésitantes" sur la date et le lieu du viol présumé. En effet, elle indique qu’elle aurait été violée par l’islamologue le 26 mai 2012 à Paris, mais l’enquête de police aurait montré qu’à cette même date, elle se trouvait au mariage de son demi-frère à Rouen en Normandie.

Pour l’avocat de la plaignante, Francis Szpiner, les incohérences de sa cliente sont les signes d’un traumatisme.

Après ces événements, l’avocat de Tariq Ramadan avait demandé l’annulation des mises en examen. Mais la justice en a décidé autrement, considérant qu’il était "prématuré" d’annuler les mises en examen, puisque des investigations sont toujours en cours.

Quant aux informations fournies par Christelle la deuxième plaignante dont le nom a été modifié –, "elles se sont révélées exactes" pour les juges. Une troisième femme accuse Tariq Ramadan de viol. Mais dans cette troisième affaire, l’islamologue est placé sous le statut de témoin assisté.

Aujourd’hui, Tariq Ramadan continue de nier les faits de viol.

Par Laura Bartoux, publié le 20/07/2018