Racisme anti-asiatique : "Il est arrivé à des personnes de me demander combien ça coûte"

"Quand je suis dans la rue, on me dit 'Ni hao !', 'Ching Cheng Chong'… Quand je vais au square avec mes enfants, on me demande si je suis la nounou. Si je suis avec un homme, il arrive à des personnes de me demander combien ça coûte."

Grace Ly nous parle du racisme anti-asiatique, considéré comme "ordinaire" car "nourri de préjugés dits positifs" — comme la discrétion ou la capacité de travail —, et des "petites blagues" à son encontre, tels que les jeux de mots "à base de sushis, de viande de chien, de nems".

La jeune femme évoque également les violences sexuelles dont peuvent être victimes les femmes asiatiques, en raison de l’image hypersexualisée qui est véhiculée à leur sujet."Le racisme ne devrait jamais être ordinaire", poursuit-elle. Et de comparer la société à un "grand corps humain", dans lequel "chaque douleur est préoccupante et même mortelle", faisant référence à l’assassinat de Chaolin Zhang, en 2016.

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