Par Astrid Van Laer

Le 15 juillet dernier, Piotr Verzilov avait fait irruption sur le terrain de la finale de la Coupe du monde pour demander la libération des prisonniers politiques en Russie.

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"Notre ami, frère, camarade, [Piotr] Verzilov est en réanimation. Sa vie est en danger. Nous pensons qu’il a été empoisonné" : c’est par ce message bref, posté sur Twitter mercredi 12 septembre, que le groupe Pussy Riot a annoncé l’hospitalisation d’un de ses membres, Piotr Verzilov. L’annonce a été suivie le lendemain d’un appel à trouver un médecin.

"Bonjour,

On a besoin des coordonnées d’un toxicologue, le meilleur de sa profession. Nous avons besoin d’une consultation AU PLUS VITE.

C’est à propos de [Piotr] qui a été empoisonné.

Merci."

Une heure après, les Pussy Riot ont annoncé qu’un spécialiste avait été trouvé. L’activiste est dans un état grave, d’après les déclarations de sa compagne, Veronika Nikoulchina, qui évoque une "intervention extérieure", rapporte France Info.

La jeune femme a expliqué à la radio russe Écho de Moscou : "Dans la soirée [de mardi], il a commencé à se sentir mal. Il a perdu la vue, sa vue s’est obscurcie." Avant d’ajouter : "on a mis ça sur le compte de la fatigue, mais c’est ensuite devenu pire, il ne pouvait plus parler, il ne me reconnaissait pas."

Le 15 juillet dernier, Piotr Verzilov faisait irruption à la 51e minute sur le terrain du match final de la Coupe du monde qui opposait la France à la Croatie. En compagnie de trois autres militants des Pussy Riot, dont sa compagne Veronika, il demandait la libération des prisonniers politiques en Russie. Pour ce fait, il avait écopé d’une peine de 15 jours de prison ferme.