Par Astrid Van Laer

"Est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ?", s’est interrogé le pape.

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Mercredi 10 octobre, sur la place Saint-Pierre à Rome, le pape François a prononcé une homélie consacrée au commandement biblique de "ne pas tuer" lors de sa traditionnelle audience. À cette occasion, il a comparé l’avortement au recours à un "tueur à gages".

"Interrompre une grossesse, c’est comme éliminer quelqu’un. Est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ?", s’est-il interrogé. En outre, le pape s’est désolé de la "dépréciation de la vie humaine", rapporte l’AFP, avant de questionner : "Comment un acte qui supprime la vie innocente peut-il être thérapeutique, civil ou tout simplement humain ?"

En juin dernier, le souverain pontife avait déjà critiqué l’avortement, fustigeant un "eugénisme en gants blancs". "Pourquoi ne voit-on plus de nains dans les rues ? Parce que le protocole de nombreux médecins dit : 'Il va naître avec une anomalie, on s’en débarrasse'", prenait-il en exemple. Et de détailler :

"J’ai entendu dire qu’il est à la mode, ou au moins habituel, de faire au cours des premiers mois de grossesse des examens pour voir si l’enfant ne va pas bien ou s’il naîtra avec quelque chose, le premier choix étant de s’en débarrasser."