Paris va édifier un monument aux animaux morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale

En hommage aux équidés, aux chiens, ou encore aux pigeons tués pendant la Grande Guerre.

© Smith Collection/Gado/Getty Images

Alors qu’on s’apprête à célébrer le centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, la ville de Paris va rendre hommage à certains oubliés du conflit : les animaux. Le Conseil de Paris a finalement voté à l’unanimité l’adoption d’une stèle en hommage aux animaux de guerre.

C’est un revirement de situation bienvenu pour l’association Paris Animaux Zoopolis qui milite depuis plusieurs mois pour obtenir ce monument. Joint par Konbini news la porte-parole de l’association, Amandine Sanvisens préfère toutefois rester prudente :

"En réalité, ce qui a été voté, c’est la création d’un groupe de travail qui aura pour objectif de répondre à trois questions : l’emplacement de la stèle, la forme et ce qu’il y aura d’écrit dessus. On reste prudents parce qu’il y a les municipales dans deux ans. On veut absolument que cette stèle soit inaugurée avant."

Plusieurs arrondissements de la capitale ont également pris des mesures allant dans ce sens, à l’image du 14e arrondissement qui a fait voter en mai dernier la création d’une plaque boulevard Jourdan, "en hommage aux chevaux qui y étaient dressés et préparés pour aller sur le front", précise Amandine Sansivens. Le 6e et le 7e arrondissement ont voté un engagement similaire.

Il y a quelques semaines encore, le Conseil de Paris s’opposait à une telle initiative. Soutenu par d’autres élus parisiens et plusieurs associations d’anciens combattants, Paris Animaux Zoopolis a finalement obtenu gain de cause. Plusieurs militants étaient réunis lundi 1er octobre à midi place Saint-Sulpice dans le 6e arrondissement de Paris munis de pancartes à l’effigie des animaux morts au front.

© Michel Pourny

Selon le Journal du dimanche, 11 millions d’équidés, 100 000 chiens, 200 000 pigeons furent enrôlés durant la Première Guerre mondiale. Des ânes porteurs de munitions dans les tranchées jusqu’aux chiens ambulanciers, de nombreux animaux ont contribué à l’effort de guerre.

"Aujourd’hui en France il n’existe aucun monument national pour rappeler le rôle majeur des animaux, alors que dans d’autres capitales des pays alliés, comme Londres, Canberra ou Ottawa, on a érigé des monuments", explique la porte-parole de Paris Animaux Zoopolis.

Si on ne sait toujours pas la forme que prendra ce monument parisien, à Londres, ça ressemble à ça :

© Iridescenti/Wikicommons

Par Clothilde Bru, publié le 02/10/2018