Obiageli Ezekwesili, cofondatrice de Bring Back Our Girls, candidate à la présidentielle nigériane

Évoquant son "écœurement de la classe politique actuelle", la figure de proue nigériane de Bring Back Our Girls, Obiageli Ezekwesili, a annoncé qu’elle briguerait la présidence.

Manifestation Bring Back Our Girls, mai 2014. (© Reuters/Afolabi Sotunde)

Le 14 avril 2014, 276 étudiantes nigérianes âgées de 12 à 17 ans étaient enlevées dans l'établissement public de Chibok par le groupe islamique terroriste Boko Haram. Le mouvement Bring Back Our Girls avait alors été cofondé par Obiageli Ezekwesili pour demander leur libération et avait grandement participé à la médiatisation de l'événement à l’international.

Quatre ans et demi plus tard, la figure de proue du mouvement, ancienne ministre de l’Éducation et ex-vice-présidente de la région Afrique pour la Banque mondiale, Obiageli Ezekwesili, a annoncé dimanche 7 octobre sa candidature à l’élection présidentielle. Le scrutin se tiendra en février 2019.

Cette dernière a publié un communiqué dans lequel elle explique sa volonté de devenir cheffe d’État : "Je veux concourir et remporter l’élection présidentielle de 2019 pour servir et mettre les citoyens au premier plan en prenant des mesures décisives […] afin de bâtir une nation exceptionnelle."

Âgée de 55 ans, Obiageli Ezekwesili a cofondé l’ONG anti-corruption Transparency International et figurait en 2015 parmi les cent personnes les plus influentes du monde selon Time Magazine. Interrogée par RFI, elle a détaillé les raisons qui l’ont poussée à prendre cette décision :

"Je suis arrivée à un point où mon écœurement de la classe politique actuelle est devenu plus fort que mon aversion pour la politique. De ce fait, j’ai décidé qu’il était temps d’y aller car trop c’est trop…"

Par Astrid Van Laer, publié le 08/10/2018