Par Astrid Van Laer

"Elle a fait un travail fantastique", a déclaré Donald Trump.

© Photo by Jabin Botsford/The Washington Post via Getty Images

L’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, qui a un rang de ministre au sein du gouvernement américain, a présenté sa démission à Donald Trump, ont rapporté mardi 9 octobre des médias américains.

"Le président Trump et l’ambassadrice Nikki Haley vont se rencontrer dans le Bureau ovale à 10 h 30 ce matin (14 h 30 GMT)", a simplement dit à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders. Donald Trump a de son côté tweeté qu’il allait faire une "grosse annonce" avec son "amie", Nikki Haley.

Puis il a confirmé sa démission. "Elle a fait un travail fantastique", a déclaré M. Trump, précisant qu’elle partirait "à la fin de l’année". "Elle m’a dit il y a environ six mois […] qu’elle souhaitait prendre une pause", a-t-il ajouté.

Mme Haley de son côté a assuré qu’elle ne serait pas candidate à l’élection présidentielle de 2020, alors que les ambitions qui lui sont prêtées font l’objet de nombreuses rumeurs.

L’ex-gouverneure de Caroline du Sud, l’un des membres les plus populaires de l’administration républicaine, s’est distinguée en portant une ligne dure notamment contre la Corée du Nord et l’Iran, les deux principaux dossiers de politique étrangère de ce gouvernement.

Après l’arrivée à la Maison Blanche du milliardaire, novice en relations internationales, elle avait occupé le devant de la scène diplomatique américaine, profitant de l’effacement médiatique du secrétaire d’État de l’époque, Rex Tillerson. Elle est apparue davantage en retrait depuis que le département d’État a été confié à Mike Pompeo, un responsable politique très proche de Donald Trump.

Konbini avec AFP