Un an après les incidents de Charlottesville, le rassemblement néonazi de Washington fait un flop

Battu en brèche par plusieurs centaines de contre-manifestants venus s’opposer à eux, le rassemblement des néonazis à Washington a tourné court.

Le gouvernement en attendait 400, mais dimanche 12 août, ils n’étaient finalement qu’une vingtaine de néonazis à s’être réunis devant la Maison Blanche. Face à eux, plus de 300 manifestants, scandant "Honte à vous", "Partez de notre ville" et arborant des pancartes "Non aux nazis", "Non au Ku Klux Klan", "Non à une Amérique fasciste", sont venus faire opposition et honorer la mémoire de Heather Heyer.

Cette militante des droits civils avait trouvé la mort en 2017 à Charlottesville, renversée par la voiture d’un suprémaciste blanc lors d’un rassemblement contre la manifestation "Unite the Right" de l’extrême droite américaine. Cette année, un important dispositif policier a été déployé sur place pour éviter tout incident.

Quelques jours plus tôt, la maire de Washington, Muriel Bowser, n'a pas caché son désarroi après l'annonce de cette nouvelle manifestation : "Des gens vont venir dans notre ville dans le seul but de déverser leur haine." Un rassemblement qui ne pouvait cependant être interdit, en vertu du premier amendement de la Constitution, qui protège la liberté d'expression.

Autorisés à manifester de 17h30 à 19h30, les militants néonazis ne sont restés en tout et pour tout qu'une trentaine de minutes. La veille de la manifestation, Donald Trump, accusé de favoriser la désinhibition de l'extrême droite depuis son élection, a pris les devants en condamnant le racisme sur son compte Twitter.

Par Laura Bartoux, publié le 13/08/2018