72 % des jeunes favorables à l’augmentation du prix de l’alcool

Les 18-24 ans sont nettement plus favorables à cette mesure que le reste des sondés.

(© Warner Bros. France)

Contre toute attente, les jeunes seraient plutôt favorables à une augmentation du prix de l’alcool. C’est en tout cas ce que révèle un sondage publié ce jeudi 14 juin par la Ligue nationale contre le cancer, et réalisé en ligne les 23 et 24 mai auprès de 1 004 personnes âgées de 18 ans et plus.

Alors que 58 % des Français adhèrent à l’idée d’une "taxation sur les produits contenant de l’alcool pour compenser les dépenses de santé liées à la consommation" de ces boissons, ils sont 72 % à soutenir cette mesure chez les 18-24 ans.

D’autres mesures permettant de limiter la consommation d’alcool ont également été plébiscitées par les personnes interrogées, comme le renforcement de la prévention chez les jeunes (92 % y sont favorables), un étiquetage mentionnant les risques liés à la consommation d’alcool (81 %), ou encore l’interdiction totale de la publicité pour les produits alcoolisés (71 %).

L’idée d’augmenter le prix de l’alcool n’est pourtant pas nouvelle.

L’Écosse, pays précurseur

"Nous témoignons des risques de l’alcool, responsable annuellement en France de 49 000 morts dont 15 000 cancers", écrivaient en avril dernier des médecins et des militants associatifs. Parmi les mesures qu’ils proposaient alors pour remédier à ce fléau figurait déjà la taxation des boissons alcoolisées, "proportionnellement au contenu en grammes d’alcool". Les signataires souhaitaient également "définir un prix minimum de vente par unité d’alcool," comme c’est le cas en Écosse.

Le 1er mai dernier, l’Écosse est devenu le premier pays au monde à imposer un tarif minimal par unité d’alcool vendue, et ce pour des questions de santé publique, comme l’explique Slate. Sur certains produits, cette augmentation est significative : + 3,41 euros, par exemple, pour les alcools forts. Une mesure particulièrement populaire auprès des jeunes Écossais eux-mêmes, comme le rapporte le Times.

L’idée commence à faire son chemin chez nous, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Voilà qui donnerait presque envie de porter un toast !

Par Clothilde Bru, publié le 14/06/2018