Quand le maire de Toulouse s’infiltre parmi les casseurs

Cette histoire nous vient de nos confrères de la newsletter Chez Pol de Libération.

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et pro de l’infiltration. (© Rémy Gabalda/AFP)

"Il ne faut croire que ce que l’on voit", dit l’expression qui nous vient de la Bible. Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, a certainement voulu vérifier cet adage lorsqu’il s’est grimé pour participer à une manif incognito dans sa commune le mois dernier – une idée pour le moins atypique.

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Cette histoire nous est racontée ce mercredi 16 janvier par la newsletter Chez Pol de Libération. Déguisé, l’élu LR, maire de Toulouse depuis 2014, a donc rejoint début décembre un cortège de manifestants.

"J’ai mis une tenue de motard pour m’anonymiser et m’infiltrer dix minutes dans les groupes violents pour voir leur mode opératoire et leur composition", raconte-t-il au journaliste de Chez Pol.

Oui, mais l’expérience a tourné court lorsque le maire de la commune de 500 000 habitants a été reconnu par un journaliste du coin.

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"J’ai été frappé par le mano a mano entre extrémistes de gauche et de droite, unis pour lancer des projectiles contre les forces de l’ordre. Jamais je n’avais vu ça ! La phrase 'les extrêmes se rejoignent' a pris tout son sens sous mes yeux", poursuit-il.

De quoi donner des idées à certains de nos dirigeants, qui se voient beaucoup reprocher ces temps-ci de ne pas être suffisamment aux prises avec la réalité.

"J’ai vu l’hétérogénéité de la composition des groupes violents, chacun étant reconnaissable par des codes vestimentaires différents, ainsi que l’efficacité très élaborée de leur 'équipement' d’attaque et de leur protection contre les gaz", conclut l’édile.

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Par Clothilde Bru, publié le 16/01/2019

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