(c) Quotidien, Bangumi

Mondial féminin : le journaliste du JT de Pernaut s'explique sur ses propos jugés sexistes

"Toute la matinée, 'le tricot', je me suis dit : 'Est-ce que je le dis, est-ce que je ne le dis pas ?'"  

La séquence jugée sexiste a été particulièrement critiquée sur Twitter. Alors que la Coupe du monde de football féminin bat son plein, un journaliste de TF1 consacrait, mardi 18 juin, un sujet récap' sur la première semaine de compétition.

Les images et le choix du vocabulaire utilisés par ledit journaliste, Michel Izard, dans son commentaire ont suscité l’ire de milliers d'internautes, et on peut comprendre pourquoi :

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"Avec des gestes si délicats, au bout de doigts si fins, on peut comprendre que certains rêveraient être à la place de la balle. Mais l’essentiel est ailleurs, dans ce jeu léger de jambes pour faire, comme les garçons, du tricot sur la pelouse : une maille à l’endroit, une maille à l’envers."

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Isolée par un journaliste d’Arrêt sur images, la vidéo a été visionnée près de deux millions de fois. Au lendemain de ce tollé, son auteur s’est justifié dans l’émission Quotidien"Là, il faut le reconnaître, je le dis : ce n’est pas bien, c’est raté, c’est malvenu, c’est mal fait. C’est l’inverse de ce que je veux faire et j’en suis dévasté", argue Michel Izard après avoir visionné les images.

Le journaliste travaille pour le JT de TF1 depuis plus de trente ans. Ce dernier serait d’ailleurs connu pour son style fleuri, véritable marque de fabrique mise en avant dans les journaux où il officie. 

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Voici en tout cas le début d’explication proposé par la journaliste de Quotidien, qui l’amène ensuite à s’expliquer sur l’image très controversée du "tricot", choisie pour décrire le jeu de jambes des joueuses.

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Sur ce point, il reconnaît avoir vu le bad buzz venir : "Toute la matinée, le tricot, je me suis dit : 'Est-ce que je le dis, est-ce que je ne le dis pas ?'" Toutefois il persiste et signe : "L’an dernier, j’avais fait un sujet sur les hommes où je parlais du tricot parce que c’est une expression."

Et de finalement trancher : "Je le dis pour les hommes, alors je vais le dire pour les femmes."

Une chose est sûre : on ne l’y reprendra plus. 

Par Clothilde Bru, publié le 20/06/2019

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