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Selon Olivier Véran, "il est possible qu’on ne soit jamais reconfinés"

Publié le

par Clothilde Bru

© Twitter / France Info

"Chaque semaine que nous gagnons sur le confinement, c’est une semaine de liberté supplémentaire pour les Français."

Ce mardi 8 février, Olivier Véran était invité de la matinale de France Info. Au lendemain de sa très médiatique vaccination, il est revenu sur la stratégie adoptée par le gouvernement depuis plusieurs semaines : tout sauf un troisième confinement.

"Il est évidemment possible qu’on ne soit jamais reconfinés", a même déclaré le ministre de la Santé et des Solidarités, alors qu’il agitait la menace d’un troisième confinement il y a quelques semaines à peine.

"Chaque semaine que nous gagnons sur le confinement, c’est une semaine de liberté supplémentaire pour les Français", a ajouté Olivier Véran. Oui, mais à quel prix ?

La veille, lundi 8 février, la tendance à la hausse des hospitalisations de malades du Covid-19 s’est poursuivie. Le nombre de personnes dans les services de réanimation a continué d’augmenter de 3 272 à 3 363, rappelle Le Figaro.

Pour autant, force est de constater que le nombre de contaminations est bien stable depuis plusieurs semaines.

"Cela fait trois semaines qu’il y a 20 000 nouveaux cas par jour, trois semaines qu’il y a 1 500 hospitalisations par jour et trois semaines que nous sommes entre 3 000 et 3 200 patients au total en réanimation", a souligné le ministre de la Santé au micro de France Info.

Stable mais élevé

Le niveau de l’épidémie est donc stable mais "élevé", s’est empressé d’ajouter Olivier Véran. Conclusion : "Le président de la République a eu raison de ne pas décider du confinement généralisé il y a 15 jours", a-t-il tranché.

Le gouvernement semble estimer qu’il y a encore des jours de répit, avant l’entrée dans une "phase exponentielle". Pour le moment les hôpitaux ne menacent pas d’être saturés.

Cette fameuse phase "exponentielle", conséquence de la circulation des variants anglais et sud-africain sur notre territoire devrait frapper le pays autour du mois de mars. Le gouvernement joue donc la montre.

"Les variants augmentent d’environ 50 % par semaine, c’est-à-dire qu’ils augmentent vite mais moins vite que dans les pays qui n’étaient pas sous couvre-feu. Il y a une efficacité des mesures que nous avons décidées qui permet de stabiliser la situation sanitaire", a-t-il défendu.

Et en même temps, le ministre de la Santé a assuré rester vigilant et prêt à agir en cas de hausse subite des indicateurs.

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