(c) Sara Bentot, Konbini

Le Venezuela a deux présidents : par quels pays sont-ils soutenus ?

Voici deux cartes pour tout comprendre.

(c) Sara Bentot, Konbini

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Le monde entier semble avoir les yeux rivés sur le Venezuela. Mercredi 23 janvier, le chef du Parlement et leader de l’opposition Juan Guaidó s’est autoproclamé président par intérim, causant une crise politique aux retombées internationales.

Très rapidement, les États-Unis ont apporté leur soutien au député membre du parti Volonté populaire. "Aujourd’hui, je reconnais officiellement le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaidó, comme président par intérim du Venezuela", a déclaré Donald Trump dans un tweet.

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Brésil, Canada, Chili, Argentine, Pérou… Nombreux sont les pays à lui avoir emboîté le pas.

De l’autre côté, il y a les partisans moins nombreux du président Nicolás Maduro, élu en mai 2018 et officiellement investi pour un deuxième mandat le 10 janvier dernier. Russie, Turquie, Chine, Mexique : le président officiel compte dans ses soutiens quelques poids lourds de la scène internationale, à côté de pays d’Amérique du Sud comme l’Uruguay ou la Bolivie.

La pression internationale s’intensifie

Dans un premier temps, l’Europe a préféré jouer la carte de la prudence en appelant à de nouvelles élections. Emmanuel Macron a par exemple condamné du bout des lèvres l’élection illégitime de Nicolás Maduro.

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L’Union européenne semble toutefois sur le point de raffermir sa position. Le jeudi 24 janvier, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a fait une déclaration sans équivoque après s’être entretenu avec Juan Guaidó par téléphone : "Le président Juan Guaidó est le seul interlocuteur institutionnel au Venezuela parce que c’est lui qui jouit de la légitimité démocratique."

Les députés européens devraient statuer sur la question cette semaine.

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Ce week-end, un autre poids lourd de la scène internationale a finalement pris parti pour le jeune président autoproclamé Juan Guaidó.

"Israël se joint aux États-Unis, au Canada, et à la plupart des pays d’Amérique du Sud et des pays d’Europe en reconnaissant le nouveau pouvoir au Venezuela", a annoncé Benyamin Netanyahou dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux dimanche 27 janvier.

Dernier allié en date : l’Australie, qui a apporté son soutien à l’opposant de Nicolás Maduro ce lundi matin, et appelé à de nouvelles élections.

Par Clothilde Bru, publié le 24/01/2019

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