A picture taken in Paris on January 29, 2019, shows a mural by the artist collective named Black Lines and depicting Christophe Dettinger, the former professional boxer who had made a name for himself by punching gendarmes by the artist collective named during a yellow vest (Gilets Jaunes) demonstration. – Christophe Dettinger, a former light heavyweight champion caught on camera beating two riot officers, was remanded in custody by a Paris court on January 9 until his trial on February 13, 20198. Dettinger, known as « The Gypsy From Massy » during his days in the ring, has become a symbol of the deep divisions wrought by the « yellow vest » movement, with supporters hailing him as a hero and critics of the anti-government rebellion calling his actions « outrageous ». (Photo by Thomas SAMSON / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE – MANDATORY MENTION OF THE ARTIST UPON PUBLICATION – TO ILLUSTRATE THE EVENT AS SPECIFIED IN THE CAPTION

L’ancien boxeur Christophe Dettinger maintenu en détention provisoire

Il sera jugé le 13 février pour "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique".

© Thomas SAMSON / AFP

La cour d’appel de Paris a ordonné, mercredi 30 janvier, le maintien en détention provisoire de l’ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger, dans l’attente de son procès le 13 février, concernant l’agression de deux gendarmes lors de l’acte 8 des gilets jaunes à Paris.

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Incarcéré depuis le 9 janvier, Christophe Dettinger demandait sa remise en liberté sous contrôle judiciaire. La décision de la cour va lui être notifiée à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. L’ex-boxeur de 37 ans comparaîtra donc détenu à son procès pour "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique", devant le tribunal correctionnel de Paris.

Lundi, la représentante du parquet général avait requis le maintien en détention de Christophe Dettinger, en raison de la "personnalité extrêmement inquiétante et dangereuse" de cet homme "parfaitement impulsif et totalement déterminé à commettre des actes violents".

La vidéo de Christophe Dettinger frappant deux gendarmes à coups de poing et coups de pied sur une passerelle lors d’une manifestation des gilets jaunes le 5 janvier dernier était devenue virale. Recherché après cette agression, il ne s’était présenté à la police que deux jours plus tard.

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Les deux gendarmes blessés, qui se sont constitués parties civiles, se sont vu prescrire respectivement 15 et 2 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Jugé le 9 janvier en comparution immédiate, l’ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers avait demandé un délai pour préparer sa défense. Le tribunal correctionnel avait délivré un mandat de dépôt à son encontre, visant à "empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice".

Les avocats de Christophe Dettinger ont contesté ce placement en détention provisoire, alors que leur client "présente toutes les garanties de représentation possibles". "Il est marié, il a trois enfants, il est employé, il est propriétaire de son pavillon et il a un casier vierge", avait souligné Me Laurence Léger.

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Konbini avec AFP

Par Astrid Van Laer, publié le 30/01/2019

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