© Twitter / Alexandre Benalla

Joachim Son-Forget veut faire d'Alexandre Benalla son assistant parlementaire

Alexandre Benalla, de retour à l'Assemblée nationale ?

Ce selfie, c’était le buzz garanti. À la manœuvre, deux hommes dont c’est la spécialité : Alexandre Benalla et Joachim Son-Forget. L’un est un ancien collaborateur du président, connu pour avoir outrepassé ses fonctions et frappé des manifestants. L’autre est un ancien élu de La République en marche (LREM), qui a quitté le parti présidentiel en décembre 2018 après s’être rendu coupable de tweets sexistes à l’encontre de la sénatrice Europe écologie les Verts, Esther Benbassa.

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Depuis ostracisés par leurs anciens camarades politiciens et délaissés par les médias traditionnels, les deux hommes sont très actifs sur Twitter, où ils commentent, relaient un peu tout et n’importe quoi, du moment que ça a un rapport de près ou de loin avec eux. Ce mardi 11 février, ils ont réussi leur retour dans la lumière.

Si ce n’est pas la première fois que les deux hommes affichent leur proximité sur Twitter, ce selfie s’accompagne d’une nouvelle qui a de quoi faire réagir. Selon une information du Point, Joachim Son-Forget, qui siège encore au Parlement sans étiquette, souhaite faire de l’ancien chef de la sécurité du président son proche collaborateur.

L’ancien radiologue a requis l’accréditation d’Alexandre Benalla comme assistant parlementaire, avec demande de badge pour accéder à l’hémicycle. "J’ai déposé une demande pour l’avoir comme collaborateur bénévole, car il est impliqué dans mon parti", précise Joachim Son-Forget, interrogé par Le Point.

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La bonne team borderline

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Joachim Son-Forget est désormais à la tête de son propre parti, sobrement baptisé Valeur absolue et fondé en 2019. Difficile de savoir quelle est sa ligne tant l’élu multiplie les prises de position antinomiques. D’un côté, il affirme être un "soutien du président" dans les colonnes du Point, de l’autre, il s’affiche à l’envie à côté de Marion Maréchal-Le Pen, dont il défend régulièrement la reconversion.

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"Cela fait une semaine que l’on devrait avoir les papiers qui sont généralement établis en 48 heures. Une fois de plus, le lynchage prévaut sur la présomption d’innocence", dénonce Joachim Son-Forget sur le site internet du magazine. Et d’enfoncer le clou sur Twitter :

Toutefois, c’est une tout autre version que livre Le Figaro, qui a pu consulter une note interne censée être rendue publique demain. L’Assemblée nationale aurait d’ores et déjà refusé son badge à Alexandre Benalla au motif qu’il "a créé une entreprise œuvrant dans le lobbying et l’influence, ce qui en interdit la fonction de collaborateur occasionnel permettant l’accès au site".

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Quant à savoir à quoi pourrait servir cette alliance, il reconnaît lui-même qu’elle pourrait être explosive : "On prévoit d’aller à la rencontre des gens dans les banlieues et les zones rurales. Oui, il est plus borderline que moi, mais on s’autogère."

Par Clothilde Bru, publié le 11/02/2020

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