(c) Jonathan NACKSTRAND / AFP

Escape game, sauvetage en forêt, jeu de stratégie… on en sait plus sur le SNU

À mi-chemin entre le service militaire et la journée d'appel, le service national universel se dévoile.

"Escape game", le mot est savamment lâché par un conseiller ministériel dimanche 5 mai, dans les colonnes du Journal du Dimanche (JDD). Ce dernier était interrogé sur les futurs ateliers du service national universel (SNU), censé remplacer la journée d’appel dans les années à venir : "Les jeunes mettront en application les apprentissages reçus dans une sorte d’escape game."

À mi-chemin entre la journée d’appel et le service militaire, le service national universel était resté jusqu’alors bien mystérieux. Tout juste savait-on qu’il y aurait deux phases, testées dès le mois de juin prochain auprès de jeunes âgés de 16 ans environ.

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On en sait désormais plus sur les activités qui se tiendront lors de la phase pilote prévue entre les 16 et 28 juin. Situé entre celui de la Carte aux trésors et de Koh Lanta, le programme a de quoi séduire.

Les volontaires seront amenés à "rechercher une personne disparue en forêt, mettre à l’abri des populations en cas de catastrophe climatique, s’échapper d’un lieu attaqué" ou encore "d’alerter, protéger, se déplacer en zone difficile, se repérer dans un lieu inconnu, faire passer un SOS", comme le révèle dans le détail le JDD.

Selon Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées : "L’idée première est de faire de chaque jeune un protecteur du pays."

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Jeu de stratégie et cybersécurité

Le gouvernement entend privilégier l’interactivité. Selon la secrétaire d’État, la formation inclura également un jeu de stratégie faisant appel "au collectif et à la prise de décision".

Dès le mois de juin 2 000 volontaires triés sur le volet participeront à une phase de test. Dans un premier temps ils seront répartis sur 13 départements, loin de chez eux pour vivre ensemble, et se confronter à ces différents scénarios de mises en situation. Durant ces deux semaines de "cohésion", ils devront apprendre "les gestes élémentaires utiles en situation de danger".

Ils devraient également être formés aux bases de la cybersécurité : apprendre à créer un mot de passe sécurisé, ou encore identifier les emails et pièces jointes à risque pour leurs données personnelles.

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Plus étonnant, les volontaires seront aussi amenés à organiser une fausse cérémonie de commémoration, dans le cadre d’un module sur la mémoire nationale, révèle le quotidien.

Cette première phase sera suivie d’une mission d’intérêt général autour du mois de juillet. Ils pourront alors effectuer un stage de deux semaines dans une structure associative, une collectivité ou encore un corps en uniforme (pompiers, gendarmes, militaires).

Par Clothilde Bru, publié le 06/05/2019

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