© Capture écran TF1

Emmanuel Macron promet un "plan massif d'investissement" pour l'hôpital

Et annonce la mise en place d'une "prime exceptionnelle" pour les personnels soignants.

Emmanuel Macron prenait la parole ce mercredi soir depuis l’hôpital militaire de Mulhouse. "Dans le Grand Est, plusieurs centaines de nos compatriotes ont perdu la vie", a-t-il déclaré en premier lieu, avant d’ajouter : "Je veux aussi saluer la mémoire des soignants qui ont perdu de leur vie leur engagement."

Puis le président de la République a poursuivi : "Je vous ai dit il y a quelques jours que nous étions engagés dans une guerre […]. Cette ville, ce territoire porte les morsures de [ce virus]." "Je vois dans notre pays les facteurs de division, les doutes, toutes celles et ceux qui voudraient aujourd’hui fracturer le pays", a-t-il ensuite ajouté, appelant à "l’unité et l’engagement".

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Au sujet des masques et des respirateurs, il n’a donné aucune réponse précise à ceux qui en attendaient. Le ministre de la Santé l’évoquera "dans les prochains jours", a-t-il simplement assuré.

"Tout est mis en œuvre pour que nos services de santé puissent faire face à la vague", a ensuite promis le chef de l’État, évoquant successivement les opérations des armées, le train médicalisé affrété jeudi et la mobilisation des enseignants, des forces de l’ordre ou encore des collectivités locales. Et d’ajouter : "La mobilisation de nos systèmes de santé est totale."

Emmanuel Macron a ensuite remercié "nos voisins suisses, allemands et luxembourgeois", "qui ont pris en charge" certains patients français, avant d’évoquer les territoires les plus fragiles tels que l’Outre-mer ou la Corse.

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"Dans cette guerre, il y a, en première ligne, l’ensemble de nos soignants", a en outre déclaré Emmanuel Macron. Et d’ajouter : "Les yeux sont cernés, la fatigue est présente, l’angoisse est là", "la Nation tout entière leur est reconnaissante".

"Beaucoup a été fait, sans doute pas suffisamment vite, pas suffisamment fort"

"Nous serons là aussi au rendez-vous de ce que nous devons, au-delà de cette reconnaissante et du respect", a-t-il promis, assurant avoir demandé au gouvernement d’apporter une réponse de court terme, "forte et claire".

Il a ensuite évoqué la création d’une prime exceptionnelle pour ces personnels, sans donner le montant de celle-ci. "Mais plus largement, nos soignants qui se battent aujourd’hui, se sont hier battus pour sauver l’hôpital", a-t-il poursuivi.

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"Beaucoup a été fait, sans doute pas suffisamment vite, pas suffisamment fort", a-t-il également reconnu. Et de promettre qu'"à l’issue de cette crise, un plan massif d’investissement et de revalorisation des carrières sera construit pour notre hôpital". "Cette réponse sera profonde et dans la durée", a-t-il assuré.

Puis le président a salué et remercié les "femmes et les hommes en deuxième ligne", citant entre autres les livreurs, les agriculteurs, les caissiers… Enfin, "la troisième ligne", les citoyens qui télétravaillent ou pas, mais qui restent chez eux. Ils "contribuent aussi à l’effort de la nation, en restant chez eux", a martelé le chef de l’État, avant de remercier les services de l’armée.

Pour conclure, il a annoncé le lancement de l’opération "Résilience", une opération "distincte de l’opération Sentinelle", a-t-il précisé. Celle-ci sera "entièrement consacrée à l’aide et au soutien aux populations et au soutien des services publics, en métropole et en Outre-mer".

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Et de compléter : "dans ce cadre, j’ai d’ores et déjà décidé de déployer immédiatement" deux porte-hélicoptères "en soutien" des territoires français situés dans l’océan Indien et aux Antilles-Guyane.

Par Astrid Van Laer, publié le 25/03/2020